Moonrise Series

Les Quatre Lunes


BOITE A OUTILS

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PROBLEMATIQUES LIEES AU FEMININ

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L’IMPORTANCE DE CONSULTER SON GYNÉCOLOGUE

Quand vous avez une problématique de santé, consultez votre médecin / gynécologue en premier lieu: lui seul pourra poser le diagnostic et vous recommander les examens nécessaires. Il est important de consulter votre gynécologue chaque année et de faire un frottis tous les 2-3 ans, ainsi qu’une mammographie tous les 2 ans à partir de 40-50 ans. Une fois que vous avez consulté votre médecin, vous pouvez voir ce qu’il est possible de faire avec la naturopathie.

Votre médecin pourra vous accompagner pour faire différents examens, dont voici quelques exemples:

  • Kyste ovarien: IRM, scanner, échographie, cœlioscopie

  • Fibrome, polypes: Hystéroscopie (examen qui permet de visualiser l'intérieur de l'utérus, grâce à l'introduction d'un hystéroscope - tube muni d'un dispositif optique - dans le vagin puis au travers du col de l'utérus, jusqu'à la cavité utérine) ou hystérosonographie (examen d'échographie permettant l'étude des parois de l'utérus, de la cavité de l'utérus, et de la partie proche des trompes utérines).

  • Endométriose: échographie, hystérosalpingographie (radiographie des cavités de l'utérus et des trompes utérines), mais l’examen est parfois difficile alors il vaut mieux vérifier par IRM.

  • Papillomavirus: prélèvements (frottis, biopsie)

  • etc.


Nous voulons attirer votre attention sur le fait que ces conseils ci-dessous sont globaux et qu’ils ne se substituent pas à une consultation avec votre médecin. Ceci n’est pas une ordonnance mais un conseil. Si votre médecin vous a prescrit des médicaments, lui seul peut modifier son ordonnance. Les compléments alimentaires/nutritionnels et conseils ci-dessous ne prétendent pas traiter de maladie.

Pour une liste de bons gynécologues, voir le site gynandco.

Nous vous conseillons aussi de bien vous renseigner avant la consultation sur les différents examens et voies de soin possibles afin de pouvoir dialoguer efficacement avec votre gynécologue.

 

 

A LIRE AVANT DE COMMENCER

Les conseils de compléments ci-dessous (plantes, HE, minéraux…) ne sont délibérément pas toujours accompagnés d’une recommandation de quantité, de durée de cure ou de marque spécifique. Il y a plusieurs raisons à cela. La première est que nous pensons qu’il est primordial de se faire conseiller par un professionnel de santé avant de prendre une plante ou un complément. Certaines plantes sont dangereuses en cas de grossesse, d’exposition au soleil, en mélange avec d’autres médicaments... La seconde raison est que nous croyons profondément en l’individualisation: chaque personne est différente et il convient de trouver ce qui lui sera utile à elle.

Marion ne pourra pas répondre à vos questions pour personnaliser les conseils ci-dessous. La personnalisation doit avoir lieu en consultation uniquement, grâce à un bilan qui permet au naturopathe de connaître vos besoins spécifiques.

Nous vous invitons à prendre rdv avec une naturopathe pour être conseillée de manière plus détaillée.

Bien choisir ce que l’on prend

Les plantes et compléments recommandés en fonction des pathologies ne sont pas à prendre toutes ensemble. Nous pensons que comme l’acupuncteur qui va poser l’aiguille au parfait endroit sur le corps, il vaut mieux prendre peu de plantes et compléments bien ciblés que de surcharger son corps.

Précautions et contre-indications

Les plantes, huiles essentiels et compléments dont nous vous parlons ici nécessitent tous des précautions d’emploi. Si vous êtes enceinte, ne prenez aucune plante ni aucun complément sans vérifier avant auprès d’un professionnel de santé. Si vous prenez des médicaments, vérifiez que votre traitement puisse s’associer avec des plantes/compléments. Si vous prenez la pilule ou un traitement hormonal, ne l’associez jamais avec un traitement de plantes ayant une action hormonale, cela perturberait votre traitement.

Laisser le temps agir

Sachez que pour réguler le cycle menstruel, il faut généralement laisser du temps au corps: 3 mois, 6 mois, parfois 1 an… Réguler le cycle demande de la patience et de la persévérance. Ne vous arrêtez pas en cours de route.

 

LES 3 CONSEILS DE BASE VALABLES POUR TOUS LES TROUBLES DU FÉMININ

PRENDRE SOIN DE L’INTESTIN

En naturopathie, on considère qu’une des premières choses à faire, c’est de rétablir un intestin en bonne santé. L’intestin est le siège de 80% de notre système immunitaire. Il faut s’occuper en priorité de ses intestins car un dérèglement intestinal altère le système immunitaire, augmente l’inflammation des organes féminins et concourt à aggraver les troubles tels que le SPM, les règles douloureuses, l’endométriose, etc.

Il y a aussi un lien important entre l’intestin et le cerveau: nos intestins sont désormais reconnus comme étant notre deuxième cerveau. 90% de la sérotonine (neuromédiateur du bonheur et de la relaxation) est produite dans l’intestin. Un déséquilibre du microbiote (bactéries présentes dans nos intestins) provoque un déséquilibre de l’humeur. Notre intestin et notre cerveau ne cessent de communiquer via le nerf pneumogastrique également appelé le nerf vague. La santé intestinale est primordiale pour avoir un bon moral, et éviter la déprime du SPM et des menstruations.

Pour prendre soin des intestins, mettez en place une hygiène alimentaire adaptée et veillez à éviter le stress chronique (Cf. chapitre “Clés d’hygiène de vie”).

PRENDRE SOIN DU FOIE

Le foie aussi est un organe primordial dans la bonne santé hormonale et féminine. Nous ne naissons pas toutes avec les mêmes capacités de détox hépatiques. J’ai tendance à dire que, schématiquement, il existe 3 types de femmes: celles dont le foie détoxifie facilement, celles dont le foie détoxifie moyennement, et celles dont le foie détoxifie plutôt difficilement. C’est constitutionnel, on ne peut pas y faire grand chose, mais une fois qu’on sait que notre foie a besoin de soutien régulier, il faut l’aider. Un foie qui ne détoxifie pas bien ne permet pas aux hormones circulantes dans le corps d’être bien éliminées. C’est une des raisons de l’hyperoestrogénie, et de nombreux déséquilibres féminins, à commencer par le SPM. Mettez en place des détox régulières (Cf. chapitre “Clés d’hygiène de vie”) et si besoin, soutenez la detox du foie avec des plantes (artichaut, radis noir, pissenlit, chardon marie, chrysanthellum…).


METTRE EN PLACE UNE BONNE HYGIÈNE DE VIE

Pour cela, voir le chapitre “Clés d’hygiène de vie”.


LES RÈGLES

 

Absence de règles durant au moins 3 mois chez la femme non ménopausée. Nous traitons ici de l’aménorrhée secondaire (celle qui touche les femmes ayant déjà eu leurs règles).

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Causes possibles :

  • Grossesse

  • Allaitement

  • Arrêt récent de la pilule

  • Aménorrhée hypothalamique, c’est-à-dire venant du cerveau, suite à un stress majeur, un traumatisme psychologique, de l’anorexie mentale…

  • Déséquilibre hormonal

  • Anorexie

  • Insuffisance ovarienne prématurée (ménopause précoce)

  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

  • Insuffisance d’œstrogènes

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation

  • Bonnes sources de protéines complètes et suffisamment d’acides gras de qualité avec un bon rapport Oméga 3 et 6 pour la fabrication des hormones.

  • Mangez suffisamment pour éviter le sous-poids.

Plantes et compléments

Vérifiez d’abord avec votre gynéco s’il y a une cause physique type SOPK, insuffisance ovarienne… et si ce n’est pas le cas, vous pouvez relancer l’activité ovarienne grâce à ces plantes:

  • Sauge officinale

Si l’aménorrhée est due à une insuffisance d’oestrogènes uniquement.

Plante numéro 1 en cas d’aménorrhée. Elle permet d’augmenter le taux d’œstrogènes assurant ainsi un bon équilibre hormonal. A prendre tout au long du cycle pour relancer l’ovulation.

Nos formes préférées : infusion ou teinture-mère

Contre-indications: grossesse, allaitement, hyper-oestrogénie et tout ce que cela induit, mastose, adénofibrome, antécédents familiaux ou perso de cancers hormono-dépendant. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • Feuille de framboisier

Régule la fonction ovarienne et la production hormonale.

Nos formes préférées : tisane ou gemmothérapie

Déconseillé aux femmes allaitantes. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

Conseils spécifiques :

  • Massage et prise de contact avec son ventre :

1/ Installez-vous confortablement et versez dans vos mains un peu d’huile de sésame et une goutte d’HE de lavande (ou d’une autre HE relaxante de votre choix). Réchauffez ce mélange dans vos mains.

2/ Posez vos mains sur votre ventre, prenez contact avec lui, puis commencez à respirer pour vous détendre. Inspirez par le nez, expirez par la bouche. Gonflez votre ventre à chaque respiration.

3/ Fermez les yeux et caressez doucement votre ventre, sentez ce qui se vit en vous et laissez faire instinctivement vos mains. Au fur et à mesure, commencez à visualiser vos organes, votre utérus, vos trompes, vos ovaires, etc. Faites-les exister, donnez-leur de l’espace, laissez-les vous parler. Parlez à vos organes dans votre tête, dites-leur ce qui vous semble ce qui vous vient: qu’ils sont parfaits comme ils sont, qu’ils peuvent se détendre et Être, que vous les aimez…

Faites cela aussi souvent que possible, et prenez l’habitude de conscientiser dans la journée que vous avez un corps de femme avec des organes de femmes. Visualisez-les fonctionner parfaitement aussi souvent que possible. Faites ce massage aussi longtemps que les règles ont besoin pour revenir: ça peut prendre quelques mois, soyez tranquilles dans le processus.

AMENORRHEE


RÈGLES IRRÉGULIÈRES

Cycles menstruels qui varient en régularité.

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Causes possibles :

Fatigue physique ou émotionnelle

Stress physique ou émotionnel

Premiers cycles menstruels des jeunes filles dont l’ovulation régulière n’est pas encore établie

Déséquilibre hormonal

Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)

Endométriose

Allaitement

Périménopause

Troubles de la thyroïde

Médicaments tels que les antidépresseurs

Régime ou sous-alimentation entraînant un poids insuffisant et des carences micro-nutritionnelles

Végétarisme/végétalisme mal équilibré

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire

  • Bonnes sources de protéines complètes

  • Suffisamment d’acides gras de qualité et notamment un bon apport d’oméga 3: 2CS par jour d’huiles de colza, lin, chanvre…

  • Mangez suffisamment pour éviter le sous-poids.

Plantes et compléments

Avant de prendre des plantes qui influent sur les hormones, faites un bilan hormonal auprès de votre gynéco, et faites vous conseiller pour savoir ce dont vous avez besoin.

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie (pour moins d’oestrogènes et plus de progestérone). A prendre sur plusieurs mois pendant la deuxième partie du cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Contre-indications: grossesse, allaitement. Ne pas associer à un traitement hormonal existant. Ne pas s’autotraiter car un dérèglement du cycle menstruel peut cacher un problème plus grave.

  • Oméga 3

Puissants anti-inflammatoires. A prendre pendant tout le cycle, pendant 3 mois minimum.

Nos formes préférées : DHA + EPA en oléocapsules chez LPEV (poisson) ou Biophénix (végétal), à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

Contre-indication: allergie au poisson.

Précautions: hémophilie (demander l’avis du médecin). Attention à les choisir de bonne qualité pour éviter les toxiques.

  • L’huile d’onagre

Soutient activement la synthèse hormonale, améliore la structure des ovaires (et donc la bonne production hormonale) et diminue le risque d’inflammation. Améliore la fertilité et réduit les symptômes du SPM. A prendre plutôt en deuxième partie de cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : oléocapsules, à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

  • Voir aussi les parties Cycles trop courts / Cycle trop longs / SOPK / Endométriose…

Conseils spécifiques :

  • Respirez et reposez-vous pour diminuer votre stress qui est le plus souvent la première cause des déséquilibres hormonaux.

  • N’hésitez pas à vous complémenter en magnésium, le stress ayant un grand rôle à jouer dans les cycles irréguliers.

  • Soyez plus au contact de votre cycle. Notez jour après jour dans un cahier ou grâce au Calendrier Lunaire Moonrise tous les événements qui pourraient être à l’origine d’un déséquilibre du cycle, ainsi que vos symptômes et émotions. Un choc émotionnel ou un grand stress ayant eu lieu jusqu’à trois mois auparavant peut impacter le cycle actuel.


CYCLES TROP LONGS


Cycle menstruel qui dure jusqu’à 35-45 jours chez une femme adulte et 45 jours pour une adolescente.

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Causes possibles :

  • Déséquilibre hormonal

  • Persistance excessive du corps jaune avec formation éventuelle de kyste à l’ovaire

  • Kystes ovariens

  • SOPK

  • Stress

  • Préménopause

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

voir SOPK, kystes ovariens, préménopause


On parle de cycle menstruel trop court lorsqu’il est inférieur à 21 jours.

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Causes possibles :

  • Insuffisance progestative

  • Ovulation précoce

  • Cycle anovulatoire (pas d’ovulation)

  • Préménopause

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation

  • Bonne hygiène alimentaire

  • Eviter les carences

  • Manger suffisamment

Plantes et compléments

Faire d’abord un bilan hormonal avec votre gynécologue pour vérifier pourquoi vos cycles sont trop courts.

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie (pour moins d’oestrogènes et plus de progestérone). A prendre sur plusieurs mois pendant la deuxième partie du cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Contre-indications: grossesse, allaitement. Ne pas associer à un traitement hormonal existant. Ne pas s’autotraiter car un dérèglement du cycle menstruel peut cacher un problème plus grave.

  • Feuille de framboisier

Régule la fonction ovarienne et la production hormonale.

Nos formes préférées : tisane ou gemmothérapie

Déconseillé aux femmes allaitantes. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • Onagre

production hormonale) et diminue le risque d’inflammation. Améliore la fertilité et réduit les symptômes du SPM. A prendre plutôt en deuxième partie de cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : oléocapsules, à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.


Conseils spécifiques :

  • Comme vos règles reviennent plus souvent, consommez des aliments riches en fer, ainsi que de la spiruline, et pourquoi pas un fer concentré (type Fer Doux de Solgar), en évitant les compléments en fer de pharmacies, qui inflamment l’intestin.

CYCLES TROP COURTS



RÈGLES DOULOUREUSES ou DYSMÉNORRHÉE


Douleurs, spasmes dans le bas-ventre pouvant irradier dans le dos et les jambes. Ces douleurs sont souvent accompagnées d’une faiblesse générale, d’un état nauséeux et de migraines.

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Causes possibles :

  • Intestin sensible et inflammé: intolérances alimentaires, syndrome de l’intestin irritable, dysbiose, etc.

  • Alimentation pro-inflammatoire

  • Consommation d’excitants comme le café, l’alcool, le tabac

  • Stress (augmente l’état inflammatoire)

  • Endométriose

  • Fibrome

  • Stérilet mal toléré, posé depuis peu ou déplacé

  • Changement de contraception hormonale

  • Arrêt de la pilule

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Pour les douleurs dues à l’endométriose, voir le chapitre endométriose.

Pour les douleurs dues au fibrome utérin, voir le chapitre fibrome.

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire +++

  • Pour l’apport en zinc qui permet d’inhiber les prostaglandines et l’inflammation, mangez des huîtres, des champignons shiitakés, des graines de courge. Vous pouvez aussi prendre du zinc en complément (30 mg/j).

  • Consommez des huiles riches en oméga 3 qui sont de grands anti-inflammatoires : colza, lin, cameline, chanvre… Gardez-les au frigo, et prenez-en 2 cuillères à soupe par jour. En cas de carences (et elles sont fréquentes : 80% de la population française est carencée en oméga 3), prenez en plus des capsules d’oméga 3 de bonne qualité. Ils proviennent généralement d’huiles de poissons, mais existent aussi en version végétale, par exemple chez le laboratoire Biophénix, qui fait de bons oméga 3 végétaux. Prenez-les plutôt le soir, car les oméga 3 seront mieux fixés quand pris avant de dormir.

  • Consommez des aliments riches en magnésium (cacao cru, céréales complètes, oléagineux, algues), qui est un anti-spasmodique puissant: il réduit les spasmes et les crampes, et donc les douleurs.


Plantes et compléments

  • H.E de basilic ou de basilic tropical ou d’estragon

Antispasmodiques, comptez 2-3 gouttes dans un peu d’huile végétale au choix, à mettre sur le ventre. Beaucoup de femmes témoignent constater que l’HE de menthe poivrée fonctionne mieux pour elles : testez et gardez ce qui fonctionne le mieux pour vous. D’autres HE peuvent bien fonctionner pour leur aspect relaxant : la lavande, l’orange douce, le petit grain bigarade, etc.

Contre-indications: grossesse, allaitement, enfants.

  • Feuille de Framboisier

Régule la fonction ovarienne et la production hormonale.

Permet de soulager les crampes de l’utérus. A prendre quelques jours avant l’arrivée des règles, puis pendant les règles.

Nos formes préférées : tisane ou gemmothérapie

Déconseillé aux femmes allaitantes. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • L’achillée millefeuille

Antispasmodique et décongestionnante, elle soulage les douleurs liées au cycle menstruel. Elle stimule aussi le flux sanguin de la région pelvienne et de l’utérus.

Nos formes préférées : tisane, gélules, teinture-mère, EPF (extrait de plante fraîche)

Contre-indications: grossesse, allaitement, enfants. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • Magnésium

Puissant anti-spasmodique, il permet de soulager les crampes. Améliore la sensibilité à l’insuline (et donc la gestion des envies de sucre).

Nos formes préférées : choisir un magnésium que vous digérez bien.

Contre-indications: maladies rénales graves

  • Oméga 3

Puissants anti-inflammatoires. A prendre pendant tout le cycle, pendant 3 mois minimum.

Nos formes préférées : DHA + EPA en oléocapsules chez LPEV (poisson) ou Biophénix (végétal), à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

Contre-indication: allergie au poisson.

Précautions: hémophilie (demander l’avis du médecin). Attention à les choisir de bonne qualité pour éviter les toxiques.

  • Curcuma

Puissant anti-inflammatoire naturel. Aide à lutter contre la douleur. Permet aussi une détox du foie en douceur.

Particulièrement intéressant si le SOPK est d’origine inflammatoire.

Nos formes préférées : en comprimés chez LPEV (Nergecuma Fort).

Déconseillé aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire et aux personnes sous anti-coagulants.

  • Vitamine D

C’est la grande oubliée des anti-inflammatoires naturels. On la fabrique avec le soleil: 30 minutes d’ensoleillement par jour, sur les deux bras. Autant dire qu’il n’est pas facile tous les jours de fabriquer assez de vitamine D ! C’est pour cette raison qu’il faut en prendre au quotidien.

La Vitamine D améliore aussi la sensibilité à l’insuline.

Nos formes préférées : en gouttes à prendre tous les jours pour éviter de prendre de très grosses doses d’un seul coup et pour obtenir un effet anti-inflammatoire au quotidien.

Contre-indications: en cas d’hypercalcémie, de calcifications rénales et de sarcoïdose, consultez un médecin avant de prendre de la vitamine D.

Conseils spécifiques :

  • Ménagez-vous. Ne faites rien. Restez au lit.

  • Placez une bouillotte chaude sur le bas-ventre.

  • Calmez le mental et le stress par la respiration ou la méditation.

  • Voir aussi le chapitre dédié dans le Module 2 sur la Femme Sage.


Pertes de sang supérieure à 80 ml par jour, ou qui durent plus longtemps que 7 jours (8-10 jours). Pour visualiser, 80 ml équivaut à 16 tampons réguliers complètement imbibés ou 8 super-tampons complètement imbibés pendant tous les jours de vos règles, et environ 4 coupes menstruelles de 20ml pleines par jour.

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Causes possibles :

  • Déséquilibre hormonal impliquant trop d’oestrogènes

  • Fibrome

  • Endométriose

  • Polypes utérins

  • Absence d’ovulation (qui entraîne souvent un retard de règles)

  • Déséquilibre hormonal dû à la préménopause ou à l’adolescence

  • Stérilet au cuivre posé depuis moins de 6 mois ou mal positionné. Le stérilet au cuivre génère une inflammation de la muqueuse. Si au bout de 6 mois les saignements continuent à être très abondants c’est peut-être que votre stérilet ne vous convient pas.

  • Troubles de la coagulation (facteur le plus souvent génétique)

  • Troubles de la thyroïde et notamment hypothyroïdie

  • Infection

  • Si ce n’est pas habituel: grossesse extra-utérine ou fausse couche

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Pour les douleurs dues à l’endométriose, voir le chapitre endométriose.

Pour les douleurs dues au fibrome utérin, voir le chapitre fibrome.

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire

  • Attention aux sucres rapides car trop d’insuline impacte l’ovulation et peut causer un déficit en progestérone.

  • Limitez les aliments riches en phytoestrogènes: soja et ses dérivées (tofu, lait, galettes, etc), graines de lin, fenugrec, alfalfa, ginseng, houblon, sauge…

  • Mangez des aliments contenant du fer. Les meilleures sources de fer alimentaire restent les produits animaux et notamment la viande rouge. Mais on trouve aussi beaucoup de fer dans les végétaux, tels que les algues (nori, laitue de mer, wakamé), le cacao cru, les olives noires en saumure, la purée de sésame. Attention les produits laitiers inhibent l’absorption du fer. L’assimilation du fer végétal est activée par la vitamine C et la fermentation, on n’hésite pas à arroser son assiette de jus de citron et à accompagner ses algues de choucroute ou de légumes lacto-fermentés.


Plantes et compléments

  • L’alchémille

Hémostatique: diminue le flux sanguin. A privilégier plutôt si le sang est rouge vif et s’écoule abondamment.

Pour maintenir le bon équilibre oestrogènes/progestérone.

Nos formes préférées : Quantis LPEV ou EPS (extrait de plante standardisé)

Contre-indications: grossesse, allaitement, enfants, gastrites, ulcères. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • La bourse à pasteur

Hémostatique: diminue le flux sanguin. A privilégier plutôt si le sang est sombre et épais.

Nos formes préférées : Teinture-mère, 30 gouttes plusieurs fois par jour jusqu’à ce que les saignements diminuent.

Contre-indications: grossesse, allaitement, hypo-hypertension, troubles de la thyroïde et lorsque le saignement n’est pas expliqué.

  • HE de ciste

Anti-hémorragique puissant. Masser le bas ventre avec 1 ou 2 gouttes d’HE et un peu d’huile végétale.

Contre-indications: grossesse, allaitement, enfants.

  • Feuille d’ortie

A prendre du J1 au J14 chaque mois pour éviter les carences en fer et en minéraux.

Nos formes préférées : fraîche, en jus, en poudre, en tisane…

Conseils spécifiques :

  • Dans tous les cas, il faut consulter un gynécologue pour écarter tous risques de fibromes, polypes, endométriose, etc.

  • Supplémentez-vous en fer car les carences en fer sont à la fois la cause et l’effet de règles trop abondantes: spiruline et compléments riches en fer (comme le Fer doux de chez Solgar) car en cas de réelle carence la spiruline ne suffira pas.

RÈGLES TROP ABONDANTES OU HÉMORRAGIQUE: MENORRAGIES


Les métrorragies sont des saignements qui surviennent en dehors des règles ou en l’absence de règles (avant la puberté ou après la ménopause). Les métrorragies arrivent souvent en phase de préménopause.

Le spotting est un saignement de faible intensité qui survient en dehors des règles. Les saignements sont peu abondants, souvent de couleur noire ou marron, signe d’un sang oxydé (il est resté trop longtemps au contact de l’air car le flux est peu abondant). Il est souvent dû à un léger déséquilibre hormonal.

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Causes:

  • Déséquilibre hormonal (généralement oestrogènes et progestérone trop bas).

  • Déséquilibre hormonal dû à la préménopause

  • Stérilet

  • Polypes, fibromes

  • Prise d’un contraceptif trop/mal dosé

  • Grossesse

  • Consommation de drogues ou d’alcool

  • Anorexie, boulimie

  • Diabète

  • Hypothyroïdie

  • Lésion de l’appareil génital (rapport sexuel, infection, cancer…)

  • Endométriose

  • Stress physique ou émotionnel (choc, traumatisme, etc)

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation :

  • Anti-inflammatoire

  • Attention aux sucres rapides car trop d’insuline impacte l’ovulation et peut causer un déficit en progestérone.

  • Mangez des aliments contenant du fer. Les meilleures sources de fer alimentaire restent les produits animaux et notamment la viande rouge. Mais on trouve aussi beaucoup de fer dans les végétaux, tels que les algues (nori, laitue de mer, wakamé), le cacao cru, les olives noires en saumure, la purée de sésame. Attention les produits laitiers inhibent l’absorption du fer. L’assimilation du fer végétal est activée par la vitamine C et la fermentation, on n’hésite pas à arroser son assiette de jus de citron et à accompagner ses algues de choucroute ou de légumes lacto-fermentés.

Plantes et compléments

  • ·  Le Gattilier

Si les métrorragies sont liées à un manque de progestérone.

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie (pour moins d’oestrogènes et plus de progestérone). A prendre sur plusieurs mois pendant la deuxième partie du cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Contre-indications: grossesse, allaitement. Ne pas associer à un traitement hormonal existant. Ne pas s’autotraiter car un dérèglement du cycle menstruel peut cacher un problème plus grave.

  • La bourse à pasteur

Hémostatique: diminue le flux sanguin. A privilégier plutôt si le sang est sombre et épais.

Nos formes préférées : Teinture-mère, 30 gouttes plusieurs fois par jour jusqu’à ce que les saignements diminuent.

Contre-indications: grossesse, allaitement, hypo-hypertension, troubles de la thyroïde et lorsque le saignement n’est pas expliqué.

Conseils spécifiques :

  • Dans tous les cas, il faut consulter un gynécologue pour écarter tous risques de fibromes, polypes, endométriose, etc. Notez les dates des pertes, leur couleur, leur aspect, leur fréquence, et consultez votre médecin.

  • Si les saignements font suite à un changement de pilule, cela peut être simplement temporaire, le temps de vous y habituer. Si cela perdure, consultez votre gynécologue pour changer de contraceptif.

  • Si les saignements font suite à la pose d’un stérilet au cuivre, cela peut être dû à une réaction inflammatoire temporaire, qui passe au bout de quelques semaines. Si cela perdure, consultez votre gynécologue.

  • Reposez-vous. Les pertes de sang entre les règles peuvent être très fatigantes, d’autant plus que cela entraîne une perte de fer.

  • Complémentez-vous en fer si besoin.

  • Vérifiez votre dosage en zinc et complémentez-vous si besoin. Une déficience en zinc diminue la production de progestérone. On retrouve du zinc dans les abricots, les huîtres, les légumineuses et les céréales complètes.

SAIGNEMENTS EN DEHORS DES RÈGLES: METRORRAGIES ET SPOTTING



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OVULATION

CYCLES ANOVULATOIRES


 

Cycle menstruel durant lequel l’ovulation ne se fait pas et la progestérone n’est pas fabriquée. Il se peut que vous perdiez du sang tous les mois mais cela ne signifie pas que vous ovuliez tous les mois. Pour être sûre qu’il y a eu ovulation, il ne suffit pas d’avoir un cycle régulier et un mucus fertile. Il faut aussi observer une montée de température et une augmentation de progestérone.

L’absence d’ovulation peut être à l’origine d’une absence de règles, de règles peu abondantes, de cycles trop courts ou trop longs, ou de règles très abondantes (généralement accompagnées d’un retard de règles).

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Causes possibles :

  • Stress physique (trop de sport, régime…)

  • Régime ou sous-alimentation entraînant un poids insuffisant et des carences micro-nutritionnelles

  • Stress émotionnel (choc émotionnel, traumatismes…)

  • Troubles hormonaux (SOPK, troubles de la thyroïde...)

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie

Alimentation

  • Mangez suffisamment de glucides, protéines et lipides de qualité.

  • L’iode, le sélénium et le magnésium sont des nutriments clés de l’ovulation :

Pour l’apport en iode, mangez des algues (tartare d’algues, algues séchées, algues fraîches, l’algue nori des makis, etc). L’iode est à éviter en cas d’hyperthyroïdie.

Pour l’apport en sélénium, mangez deux noix du Brésil par jour (qui fournit les apports journaliers nécessaires).

Enfin pour l’apport en magnésium, mangez des céréales complètes, du cacao cru et des algues.

Plantes et compléments

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie (pour moins d’oestrogènes et plus de progestérone). A prendre sur plusieurs mois pendant la deuxième partie du cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Contre-indications: grossesse, allaitement. Ne pas associer à un traitement hormonal existant. Ne pas s’autotraiter car un dérèglement du cycle menstruel peut cacher un problème plus grave.

  • Huile d’onagre

Soutient activement la synthèse hormonale, améliore la structure des ovaires (et donc la bonne production hormonale) et diminue le risque d’inflammation. Améliore la fertilité et réduit les symptômes du SPM. A prendre plutôt en deuxième partie de cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : oléocapsules, à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

  • Sauge officinale

Si la cause de l’absence d’ovulation est une insuffisance oestrogénique, la sauge est intéressante car elle stimule l’ovulation. A prendre en première partie de cycle (J4 à J9 environ) pour stimuler l’ovulation en augmentant les oestrogènes.

Nos formes préférées : infusion ou teinture-mère

Précautions: Vérifier avant de la prendre que le cycle soit effectivement anovulatoire, et que l’on n’est pas déjà hyperoestrogénique. A éviter si l’origine de l’absence d’ovulation est due au SOPK ou à des kystes ovariens.

Contre-indications: grossesse, allaitement, hyper-oestrogénie et tout ce que cela induit, mastose, adénofibrome, antécédents familiaux ou perso de cancers hormono-dépendant. Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

3/ Conseils spécifiques :

  • Consultez votre médecin pour qu’il recherche l’origine de l’absence d’ovulation.  

  • Pour vérifier si vous ovulez ou non, suivez votre courbe de température (vous pouvez utiliser la symptothermie).


OVULATION DOULOUREUSE


Douleur plus ou moins forte au niveau de l’ovaire au moment de l’ovulation. La douleur dure peu de temps: 1 ou 2 jours maximum. Rassurez-vous, en règle générale une ovulation inflammatoire n’est pas grave du tout: c’est simplement la tension du liquide qui augmente dans le follicule ovarien, et qui finit par entraîner la rupture du follicule et l’expulsion de l’ovocyte. En grandissant, le follicule peut élargir l’ovaire et provoquer une douleur. Cela peut aussi être dû à un petit vaisseau sanguin qui se rompt au moment de l’ovulation, libérant du sang et provoquant une irritation du tissu abdominal. Si la douleur est forte ou si elle perdure, consultez votre gynécologue pour vérifier si la douleur ne vient pas d’un kyste ovarien, d’une grossesse extra-utérine ou d’une autre raison.

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Causes possibles :

  • Inflammation

  • Reprise du cycle après l’arrêt de la pilule ou une grossesse

  • Grossesse extra-utérine

  • Torsion ovarienne

  • Rupture d’un kyste ovarien

  • Endométriose

Les aides spécifiques dans ce cas d’ovulation douloureuse car inflammatoire:

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire

  • Prendre soin de l’intestin

  • Pour l’apport en zinc qui permet d’inhiber les prostaglandines et l’inflammation, mangez des huîtres, des champignons shitakés, des graines de courge. Vous pouvez aussi prendre du zinc en complément (25 mg/j).

  • Consommez des huiles riches en oméga 3 qui sont de grands anti-inflammatoires : colza, lin, cameline, chanvre… Gardez-les au frigo, et prenez-en 2 cuillères à soupe par jour. En cas de carences (et elles sont fréquentes : 80% de la population française est carencée en oméga 3), prenez en plus des capsules d’oméga 3 de bonne qualité. Ils proviennent généralement d’huiles de poissons, mais existent aussi en version végétale, par exemple chez le laboratoire Biophénix, qui fait de bons oméga 3 végétaux. Prenez-les plutôt le soir, car les oméga 3 seront mieux fixés quand pris avant de dormir.

  • Consommez des aliments riches en magnésium (cacao cru, céréales complètes, oléagineux, algues), qui est un anti-spasmodique puissant: il réduit les spasmes et les crampes, et donc les douleurs.

    Plantes et compléments

  • H.E de basilic ou de basilic tropical ou d’estragon

Antispasmodiques, comptez 2-3 gouttes dans un peu d’huile végétale au choix, à mettre sur le ventre. Beaucoup de femmes témoignent constater que l’HE de menthe poivrée fonctionne mieux pour elles : testez et gardez ce qui fonctionne le mieux pour vous. D’autres HE peuvent bien fonctionner pour leur aspect relaxant : la lavande, l’orange douce, le petit grain bigarade, etc.

Contre-indications: grossesse, allaitement, enfants.

  • Magnésium

Puissant anti-spasmodique, il permet de soulager les crampes. Améliore la sensibilité à l’insuline (et donc la gestion des envies de sucre).

Nos formes préférées : choisir un magnésium que vous digérez bien.

Contre-indications: maladies rénales graves

  • Oméga 3

Puissants anti-inflammatoires. A prendre pendant tout le cycle, pendant 3 mois minimum.

Nos formes préférées : DHA + EPA en oléocapsules chez LPEV (poisson) ou Biophénix (végétal), à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

Contre-indication: allergie au poisson.

Précautions: hémophilie (demander l’avis du médecin). Attention à les choisir de bonne qualité pour éviter les toxiques.

  • Curcuma

Puissant anti-inflammatoire naturel. Aide à lutter contre la douleur. Permet aussi une détox du foie en douceur.

Particulièrement intéressant si le SOPK est d’origine inflammatoire.

Nos formes préférées : en comprimés chez LPEV (Nergecuma Fort).

Déconseillé aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire et aux personnes sous anti-coagulants.

  • Vitamine D

C’est la grande oubliée des anti-inflammatoires naturels. On la fabrique avec le soleil: 30 minutes d’ensoleillement par jour, sur les deux bras. Autant dire qu’il n’est pas facile tous les jours de fabriquer assez de vitamine D ! C’est pour cette raison qu’il faut en prendre au quotidien.

La Vitamine D améliore aussi la sensibilité à l’insuline.

Nos formes préférées : en gouttes à prendre tous les jours pour éviter de prendre de très grosses doses d’un seul coup et pour obtenir un effet anti-inflammatoire au quotidien.

Contre-indications: en cas d’hypercalcémie, de calcifications rénales et de sarcoïdose, consultez un médecin avant de prendre de la vitamine D.

Conseils spécifiques :

  • Reposez-vous

  • Placez une bouillotte chaude sur le bas-ventre.

  • Calmez le mental et le stress par la respiration ou la méditation.


Le syndrome des ovaires polykystiques se caractérise par le développement de multiples petits kystes aux ovaires ainsi que par des cycles menstruels très irréguliers, souvent sans ovulation. Ce trouble hormonal fréquent atteint 1 femme sur 5 en âge de procréer et affecte le fonctionnement des ovaires.

Le terme polykystique signifie que de nombreux petits kystes sont présents sur les ovaires. Ces kystes sont des follicules qui se développent sans pour autant arriver à maturité, avant de se transformer en kystes (de petites poches remplies de liquide).

Les symptômes du SOPK sont l’absence d’ovulation et un taux élevé d’androgènes (testostérone) provoquant hirsutisme (développement de la “pilosité masculine” c’est-à-dire sur les joues, le menton, autour des tétons, l’intérieur des cuisses), acné, perte de cheveux, prise de poids ou encore infertilité par absence d’ovulation. Les femmes ont parfois des cycles irréguliers et des règles abondantes, et parfois pas de règles du tout.

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Causes possibles :

Dans le SOPK il y a toujours une hyperandrogénie (sécrétion excessive d’androgènes (hormones masculines)) ou une hypersensibilité aux androgènes.

Plusieurs sortes de SOPK:

1/ Le SOPK dû à la résistance à l’insuline.

Voir avec votre médecin: si vous êtes pré-diabétique, si vous avez eu un résultat anormal à un test de tolérance au glucose, si vous avez un taux élevé d’insuline ou d’hormone lutéinisante (LH), si vous pouvez être en surpoids (mais ce n’est pas obligatoire), si vous avez fait beaucoup de régimes yoyo ou si vous avez des troubles alimentaires… vous êtes peut-être résistante à l’insuline.

2/ Le SOPK dû à l’arrêt de la pilule

3/ Le SOPK dû à de l’inflammation

Et notamment l’inflammation de l’intestin.

4/ Le SOPK dû à des trouble de la thyroïde (plutôt hypothyroïdie)

5/ Le SOPK dû à d’autres causes:

  • Chocs émotionnels, traumatismes psychiques, stress

  • Déficit en vitamine D

  • Déficit en zinc

  • Déficit en iode

  • Sous-alimentation ou alimentation trop faible en glucides complexes

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire +++ (éviter le gluten notamment)

  • Alimentation pauvre en aliments sources de mucose (et donc de kystes, tumeurs…): sucre, produits laitiers, mauvais gras, excès de céréales et particulièrement de gluten.

  • Vérifier s’il y a des intolérances alimentaires qui engendrent de l’inflammation.

  • Si le SOPK est dû à une résistance à l’insuline (à détecter auprès de votre médecin), suppression stricte des sucres rapides et diminution des glucides complexes (pain, riz, pâtes) ainsi que des fruits, en augmentant la consommation de protéines (œufs, viandes blanches, poissons) et de bons gras (oléagineux, olives, avocat). Si le SOPK n’est pas dû à une résistance à l’insuline, garder les glucides complexes (céréales complètes) et les fruits dans l’alimentation en quantité normale.

  • Diminuez votre consommation de café, qui influe sur notre taux de sucre (insuline) et sur le stress (cortisol).

  • Faire une cure de détox longue (3 semaines), ou des cures plus courtes 1 fois par semaine. (Cf. chapitre “Clés d’hygiène de vie”)

  • N’hésitez pas à faire un jeûne d’une semaine 1 à 2 fois par an, car le jeûne diminue les kystes, améliore la résistance à l’insuline, et nettoie profondément l’organisme. Le jeûne est contre-indiqué si vous avez des antécédents de boulimie / anoréxie. Faites vous accompagner pour un premier jeûne en allant dans un centre spécialisé.

  • Mangez des aliments riches en zinc (huîtres, germe de de blé, shitakés, graines de courge) et en magnésium (cacao cru, céréales complètes). Le zinc supprime les androgènes et soutient les fonctions ovariennes. Des études ont montré qu’un régime riche en magnésium permettrait de diminuer les risques de l’insulinorésistance. De plus, le zinc et le magnésium permettent de réduire l’inflammation pouvant être une des causes du SOPK.

  • Mangez riche en nutriments. Cf. conseils alimentaires et liste des superaliments.

Plantes et compléments

Faites vous accompagner par un médecin et un naturopathe pour comprendre l’origine du SOPK et vous expliquer les bonnes techniques/les bons compléments en fonction du type de SOPK que vous avez. Bien sûr, il ne faut pas prendre tous les compléments mentionnés ci-dessous !

Pour l’aspect anti-inflammatoire:

  • Zinc

C’est un des éléments clés de la bonne santé du cycle. Il réduit l’inflammation, régule le stress, améliore la peau et l’acné, il a des effets anti-androgènes… et il est une nourriture importante des ovaires, permettant une meilleure production hormonale. Prendre 25 à 30mg par jour avec un repas.-

C’est un des éléments clés de la bonne santé du cycle. Il réduit l’inflammation, régule le stress… Prendre 25 à 30mg par jour avec un repas.

Nos formes préférées : en comprimés, par exemple Zn-Zyme forte de Energetica Natura.

Précautions: ne pas prendre zinc et cuivre ensemble.

  • Oméga 3

Puissants anti-inflammatoires. A prendre pendant tout le cycle, pendant 3 mois minimum.

Nos formes préférées : DHA + EPA en oléocapsules chez LPEV (poisson) ou Biophénix (végétal), à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

Contre-indication: allergie au poisson.

Précautions: hémophilie (demander l’avis du médecin). Attention à les choisir de bonne qualité pour éviter les toxiques.

  • Curcuma

Puissant anti-inflammatoire naturel. Aide à lutter contre la douleur. Permet aussi une détox du foie en douceur.

Particulièrement intéressant si le SOPK est d’origine inflammatoire.

Nos formes préférées : en comprimés chez LPEV (Nergecuma Fort).

Déconseillé aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire et aux personnes sous anti-coagulants.

  • Probiotiques

Améliorent l’inflammation digestive. A prendre le matin à jeun pendant plusieurs mois.

Si le SOPK est en lien avec de l’inflammation digestive, les probiotiques sont très utiles.

Nos formes préférées: chez LPEV, Biophénix, Pileje…

  • L-glutamine

Acide aminé intéressant en cas d’intestin intolérant / poreux.

Nos formes préférées: dans le LAB symbiod’or de Parinat. A prendre sous forme de cures et pas au long cours.

Contre-indications: insuffisance rénale ou hépatique, antécédents de cancer de l’intestin.

  • Vitamine D

Particulièrement intéressant si le SOPK est d’origine inflammatoire.

C’est la grande oubliée des anti-inflammatoires naturels. On la fabrique avec le soleil: 30 minutes d’ensoleillement par jour, sur les deux bras. Autant dire qu’il n’est pas facile tous les jours de fabriquer assez de vitamine D ! C’est pour cette raison qu’il faut en prendre au quotidien.

La Vitamine D améliore aussi la sensibilité à l’insuline.

Nos formes préférées : en gouttes à prendre tous les jours pour éviter de prendre de très grosses doses d’un seul coup et pour obtenir un effet anti-inflammatoire au quotidien.

Contre-indications: en cas d’hypercalcémie, de calcifications rénales et de sarcoïdose, consultez un médecin avant de prendre de la vitamine D.

Pour la résistance à l’insuline:

  • Magnésium

Puissant anti-spasmodique, il permet de soulager les crampes. Améliore la sensibilité à l’insuline (et donc la gestion des envies de sucre).

Nos formes préférées : choisir un magnésium que vous digérez bien.

Contre-indications: maladies rénales graves

Pour la détox:

  • Artichaut-Radis noir

Plantes qui aident à désengorger le foie et permettent ainsi de réguler les oestrogènes en excès. A prendre 15 jours par mois pour ne pas fatiguer le foie.

Particulièrement utile si le SOPK fait suite à l’arrêt de la pilule.

Nos formes préférées : en comprimés ou gélules pour éviter le goût fort, par exemple chez LPEV.

Déconseillé aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire. Avis médical nécessaire pour les personnes ayant une thyroidie ou sous traitement de la thyroide.

Pour réguler les hormones:

  • Ortie racine

La racine d’ortie régule l’excès d’androgènes, améliore l'hypersensibilité aux androgènes, et améliore ainsi la pilosité, la chute de cheveux, la peau grasse, l’acné… A prendre au long cours (sur plusieurs mois).

Nos formes préférées : en Quantis chez LPEV

Contre-indications: femmes enceintes ou allaitantes, enfants. Précautions: Ne pas associer à un traitement hormonal existant.

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie (pour moins d’oestrogènes et plus de progestérone). A prendre sur plusieurs mois pendant la deuxième partie du cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Contre-indications: grossesse, allaitement. Ne pas associer à un traitement hormonal existant. Ne pas s’autotraiter car un dérèglement du cycle menstruel peut cacher un problème plus grave.

  • Huile d’onagre

Soutient activement la synthèse hormonale, améliore la structure des ovaires (et donc la bonne production hormonale) et diminue le risque d’inflammation. Améliore la fertilité et réduit les symptômes du SPM. A prendre plutôt en deuxième partie de cycle (de l’ovulation au premier jour des règles).

Nos formes préférées : oléocapsules, à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

Conseils spécifiques :

  • Bouger améliore la sensibilité à l’insuline. Le simple fait de marcher une demie-heure par jour (une heure, c’est mieux) améliore grandement la sensibilité à l’insuline.

  • Si vous êtes en surpoids, consultez un naturopathe pour mettre en place une hygiène de vie physiologique qui vous aidera à rétablir un poids de forme naturellement.

  • Pratiquez des exercices de respiration, la méditation ou toute autre chose vous permettant de vous relaxer car le stress provoque une inflammation généralisée du corps, pouvant provoquer le SOPK.

  • Pour réguler les envies de sucre, prenez du chrome, et suivez les conseils de Marion dans son livre “Je me libère du sucre”.

  • Les bains dérivatifs de France Guillain peuvent beaucoup aider dans le processus de détox https://www.bainsderivatifs.fr/la-methode/bains-derivatifs/

SOPK SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES



Il existe plusieurs grands types de kystes: ceux qui évoluent avec le cycle et ceux qui restent les mêmes tout au long du cycle. Nombreuses sont les femmes qui ont des kystes ovariens dans leur vie parfois même sans le savoir, car ils sont souvent indolores et rarement graves. La grande majorité des kystes ovariens disparaissent avec le temps, sans traitement. Parfois, certains kystes peuvent se rompre, se tordre, grossir beaucoup et entraîner des douleurs ou des complications. Ils peuvent aussi être dus à de l’endométriose. Les kystes se repèrent grâce à une échographie.

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Causes possibles :

  • Principalement : prise de pilule

  • Déséquilibre hormonal

  • Causes psycho-émotionnelles

  • Endométriose

  • SOPK

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Si vos kystes évoluent au cours du cycle, voir SOPK, conseils post-pilule, endométriose…

Si vos cycles n’évoluent pas, mettre en place une alimentation anti-mucosique et anti-inflammatoire.

KYSTE OVARIEN


UTERUS

ENDOMETRIOSE


 

Affection dans laquelle des cellules de l’endomètre vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation a lieu principalement sur les organes génitaux et le péritoine, et peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement au niveau des poumons ou du cerveau. Il n’y a pas une mais “des” endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre.

Ils se mettent à saigner au moment des règles, déclenchant des réactions inflammatoires qui créent des lésions. En se désagrégeant, ces lésions laissent une cicatrice fibreuse à chaque cycle menstruel. C’est l’inflammation des tissus qui va être source de douleurs, tout comme les cicatrices qui peuvent se superposer et former des nodules et des kystes, eux aussi à l’origine de souffrances parfois aigües.

Il existe différents stades à l’endométriose.

 Certaines femmes atteintes d’endométriose a un stade peu développé n’ont pas de douleurs, et découvrent l’endométriose lors d’un examen gynécologique.

10% des femmes en moyenne sont sujettes à l’endométriose, et le diagnostic est long: 7 ans en moyenne. 70% d’entre elles souffrent de douleurs invalidantes. 30 à 40% rencontre des problèmes d’infertilité. Et il n’existe pour l’instant pas de traitement médical spécifique à l’endométriose. Les seules propositions en médecine à ce jour sont la prise de pilule en continu, la ménopause artificielle et l’opération.

 

Symptômes:

  • Règles douloureuses voire très douloureuses (mais toutes les femmes souffrant de règles douloureuses ne sont pas atteintes d’endométriose). La douleur est cyclique et revient avec les règles, elle résiste aux antalgiques simples type paracétamol, elle empêche de mener à bien ses activités quotidiennes. La douleurs de règles est souvent associée à d’autres symptômes: troubles digestifs et/ou urinaires, douleurs aux rapports. A certains stades peu développés, l’endométriose peut ne pas être douloureuse.

  • Douleurs ailleurs que dans le bas ventre (pelviennes, dos, épaules, poitrine, vessie…) à cause des adhérences et de la rétractation des tissus.

  • Douleurs urinaires, envies fréquentes d’uriner, difficultés à vider la vessie, parfois sang dans les urines quand l’endométriose se développe au niveau de la vessie. Symptômes rappelant l’infection urinaire mais avec un examen des urines (ECBU) négatif.

  • Dyspareunie: douleurs lors des rapports sexuels

  • Douleurs neuropathiques chroniques. Il peut se développer une mémoire de la douleur au niveau des circuits nerveux (des nerfs vers le cerveau) qui génère une hypersensibilité nerveuse et augmente l’information douloureuse. Cette hypersensibilité peut perdurer alors même que toutes les lésions sont supprimées par la chirurgie.

  • Saignements importants

  • Infertilité dans 30 à 40% des cas

  • Troubles digestifs: diarrhée/constipation, douleurs en allant à la selle, et plus rarement une occlusion intestinale. Ils sont parfois dus à l’endométriose qui se développe au niveau des intestins. Mais souvent c’est simplement une conséquence de l’endométriose, qui favorise le syndrome de l’intestin irritable et l’inflammation générale du ventre.

  • Fatigue chronique

 

Causes possibles :

Encore méconnues car aujourd'hui personne ne sait pourquoi ces tissus s’implantent ailleurs. Mais probablement:

  • Acte médical ayant entraîné une migration des cellules de l’endomètre

  • Dysfonction du système immunitaire

  • Génétique

  • Suite à une grossesse

  • Un lien à l’exposition du dioxine dans l’utérus donc une exposition qui s’est faite avant la naissance.

  • Les perturbateurs endocriniens peuvent également jouer un rôle dans le développement de l’endométriose.

  • Causes psycho-émotionnelles: stress, chocs émotionnels, abus, viols, liens avec la mère, la maternité, le féminin, la sexualité, la notion de couple.

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire stricte (sans sucre, sans produits laitiers, sans gluten, sans café...)

  • En fonction des capacités digestives : alimentation vitalogène c’est-à-dire riche en légumes crus (graines germées, jus de légumes si capacités digestives réduites)

  • Consommez des huiles riches en oméga 3 qui sont de grands anti-inflammatoires : colza, lin, cameline, chanvre… Gardez-les au frigo, et consommez 2 cuillères à soupe par jour. En cas de carences (et elles sont fréquentes : 80% de la population française est carencée en oméga 3), prenez en plus des capsules d’oméga 3 de bonne qualité. Ils proviennent généralement d’huiles de poissons, mais existent aussi en version végétale, par exemple chez le laboratoire Biophénix, qui fait de bons oméga 3 à base d’algue. Prenez-les plutôt le soir, car les oméga 3 seront mieux fixés quand pris avant de dormir.

  • Consommez des aliments riches en zinc (huîtres, germe de de blé, shitakés, graines de courge) car le zinc va limiter les propriétés invasives des lésions endométriques et il participe également à une meilleure synthèse des hormones limitant, entre autre, une production accrue d’œstrogènes.

  • Consommez des aliments riches en calcium (les graines de sésame, les amandes, le brocoli et le chou chinois en contiennent plus particulièrement), car le calcium permettrait de soulager les douleurs liées à l’endométriose grâce à son action anti-inflammatoire.

Plantes et compléments

Si vous avez un traitement hormonal recommandé par votre médecin, qu’il stabilise l’endométriose et qu’il vous convient bien, vous pouvez rester ainsi. Cependant, certaines femmes ne tolèrent pas les traitements. Et parfois, les traitements n’empêchent pas le développement de la maladie.

Pour réguler les oestrogènes en excès:

  • Artichaut-Radis noir

Plantes qui aident à désengorger le foie, et permettent ainsi de réguler les oestrogènes en excès. A prendre 15 jours par mois pour ne pas fatiguer le foie.

Nos formes préférées : en comprimés ou gélules pour éviter le goût fort, par exemple chez LPEV.

Déconseillé aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire.

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone.

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Ne pas prendre en cas de traitement hormonal.

  • L’alchémille

Pour maintenir le bon équilibre oestrogènes/progestérone.

Nos formes préférées : Quantis LPEV

Ne pas prendre en cas de traitement hormonal.

Pour l’aspect anti-inflammatoire:

  • Curcuma

Puissant anti-inflammatoire naturel. En cure de plusieurs mois.

Nos formes préférées : en comprimés chez LPEV (Nergecuma Fort). On peut multiplier les doses par 2 en cas de fortes douleurs.

Déconseillé aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire et aux personnes sous anti-coagulants.

  • Oméga 3

Puissants anti-inflammatoires. A prendre pendant tout le cycle, pendant 3 mois minimum.

Nos formes préférées : DHA + EPA en oléocapsules chez LPEV ou Biophénix, à prendre le soir car les lipides se fixent mieux le soir.

  • Zinc

C’est un des éléments clés de la bonne santé du cycle. Il réduit l’inflammation, régule le stress… Prendre 30mg par jour avec un repas.

Nos formes préférées : en comprimés.

  • Probiotiques

Améliorent l’inflammation digestive. A prendre le matin à jeun pendant plusieurs mois.

Nos formes préférées: chez LPEV, Biophénix, Pileje…

  • Vitamine D

C’est la grande oubliée des anti-inflammatoires naturels. On la fabrique avec le soleil: 30 minutes d’ensoleillement par jour, sur les deux bras. Autant dire qu’il n’est pas facile tous les jours de fabriquer assez de vitamine D ! C’est pour cette raison qu’il faut en prendre au quotidien.

Nos formes préférées : en gouttes à prendre tous les jours par exemple chez LPEV, pour éviter de prendre de très grosses doses d’un seul coup et pour obtenir un effet anti-inflammatoire au quotidien. Si vous êtes carencée (faire une prise de sang pour le savoir) prenez 2 à 4 fois la dose indiquée jusqu’à ce que la carence soit comblée.

Pour limiter les crampes et la congestion de l’utérus:

  • Magnésium

Anti-spasmodique.

Nos formes préférées : choisir un magnésium que vous digérez bien

  • H.E de basilic ou de basilic tropical ou d’estragon

Antispasmodiques, comptez 2-3 gouttes dans un peu d’huile végétale au choix, à mettre sur le ventre. Beaucoup de femmes témoignent constater que l’HE de menthe poivrée fonctionne mieux pour elles : testez et gardez ce qui fonctionne le mieux pour vous. D’autres HE peuvent bien fonctionner pour leur aspect relaxant : la lavande, l’orange douce, le petit grain bigarade, etc.

  • Feuille de Framboisier

Permet de soulager les crampes de l’utérus. A prendre quelques jours avant l’arrivée des règles, puis pendant les règles.

Nos formes préférées : tisane ou gemmothérapie

  • L’achillée millefeuille

Antispasmodique et décongestionnante, elle soulage les douleurs liées au cycle menstruel. Elle stimule aussi le flux sanguin de la région pelvienne et de l’utérus.

Nos formes préférées : tisane ou teinture-mère

Pour réguler les flux trop abondants:

  • La bourse à pasteur

Hémostatique: diminue le flux sanguin. A privilégier plutôt si le sang est sombre et épais.

Nos formes préférées : Teinture-mère, 30 gouttes plusieurs fois par jour jusqu’à ce que les saignements diminuent.


Conseils spécifiques :

  • Ne pas bloquer l’écoulement du sang : pas de tampons hygiéniques ni de coupe menstruelle. Utiliser plutôt des serviettes hygiéniques.

  • Pensez à bouger en dehors des crises: marchez, faites du yoga, des pilates…

  • Régulez le stress pour éviter d’entretenir l’inflammation et la douleur. Faites de la méditation, faites vous masser, aller voir un.e sophrologue, un.e hypnothérapeute…

  • Renseignez-vous, explorez : les troubles gynécologiques ont souvent d’autres causes plus subtiles en rapport avec « le féminin » qui nous a été transmis par notre mère, nos grand-mères, la société. Ils sont souvent (pour ne pas dire toujours) en lien avec notre mémoire transgénérationnelle ou un passé traumatique. Pour information, l’association Endofrance est en train de faire une étude sur les liens entre les abus sexuels et l’endométriose, liens qui sont apparemment fréquents (que ce soit dans la vie des femmes ou dans leur mémoire transgénérationnelle). Vous pouvez vous faire aider sur ce point par des énergéticiens, des thérapeutes en transgénérationnel, en mémoire cellulaire, en chamanisme, etc.

  • A lire : Femme désirée Femme désirante de Danièle Flaumenbaum qui explique très bien l’importance des vécus des femmes qui nous ont précédées et l’importance également d’explorer ces mémoires transgénérationnelles en cas de pathologies gynécologiques que ce soit des infections des organes génitaux à la simple cystite chronique…

  • Les bains dérivatifs de France Guillain peuvent beaucoup aider dans le processus de détox https://www.bainsderivatifs.fr/la-methode/bains-derivatifs/


FIBROMES


Boules de muscles (tumeurs bénignes) qui se développent à la surface ou à l’intérieur de l’utérus. Ils peuvent varier en taille (pépin de pomme à pamplemousse) et en nombre. Dans la majorité des cas, ils ne présentent aucun symptôme et sont découverts de manière fortuite au cours d’un examen gynécologique. Ils entraînent souvent des règles abondantes, des saignements hors des règles, une sensation de poids dans le petit bassin, des douleurs lors des rapports, des envies fréquentes d’uriner… Ils peuvent entraîner une infertilité et augmenter les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré ou par césarienne.
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Causes possibles :

On ne connaît pas bien leurs causes aujourd’hui mais on sait que leur développement est influencé par:

  • les hormones féminines, en particulier les œstrogènes: hyperoestrogénie

  • l’exposition aux xéno-oestrogènes (perturbateurs endocriniens)

  • l’hérédité

  • Le stress psychique ou physique

  • Le surpoids

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie :

Alimentation

  • Alimentation pauvre en aliments sources de mucose (et donc de kystes, tumeurs, fibromes…): sucre, produits laitiers, mauvais gras, excès de céréales et particulièrement de gluten.

  • Alimentation de qualité biologique pour éviter un surplus d’œstrogènes

  • Limitez les aliments riches en phytoestrogène : soja et ses dérivées (tofu, lait, galettes, etc), graines de lin, fenugrec, alfalfa, ginseng, houblon, sauge.

  • Le fibrome peut également provoquer des saignements abondants ou des saignements entre les cycles menstruels et induire une anémie. Veillez donc à consommer des aliments riches en fer.

  • Consommez des huiles riches en oméga 3

Plantes et compléments

  • Artichaut-Radis noir

Plantes qui aident à désengorger le foie, et permettent ainsi de réguler les oestrogènes en excès. A prendre 15 jours par mois pour ne pas fatiguer le foie.

Nos formes préférées : en comprimés ou gélules pour éviter le goût fort, par exemple chez LPEV.

Déconseillé aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles de la vésicule biliaire.

  • Gattilier

Régule l’insuffisance de progestérone et l’hyperoestrogénie.

Nos formes préférées : comprimés chez LPEV ou teinture-mère.

Ne pas prendre en cas de traitement hormonal.

  • Zinc

C’est un des éléments clés de la bonne santé du cycle. Il réduit l’inflammation, régule le stress… Prendre 30mg par jour avec un repas.

Nos formes préférées : en comprimés.

Conseils spécifiques:

  • Mettez en place une hygiène de vie adaptée en veillant à ne pas trop vous exposer aux perturbateurs endocriniens (attention aux eaux en bouteille, à celle du robinet, aux produits laitiers, au soja, etc)

  • Passez en détox, cela peut-être un jour de monodiète par semaine pour aider le corps à détoxifier et à éliminer le surplus d’oestrogènes.

  • Chouchoutez votre foie en posant régulièrement une bouillotte chaude dessus et en consommant des infusions bénéfiques pour la fonction hépatique (artichaut, romarin, radis noir, chardon-marie, pissenlit)

  • Si vous faites de l’anémie, supplémentez-vous en fer.

  • Les bains dérivatifs de France Guillain peuvent beaucoup aider dans le processus de détox https://www.bainsderivatifs.fr/la-methode/bains-derivatifs/


SPM & DDPM

SYNDROME PREMENSTRUEL


 

Le terme syndrome prémenstruel est une expression regroupant plusieurs symptômes, aussi bien physiques qu’émotionnels, qui apparaissent quelques jours avant les menstruations.

Les symptômes du syndrome prémenstruel concernent trois polarités principales:

  • Le ventre : Beaucoup de femmes ont le ventre qui se tend et gonfle, des ballonnements, des gaz. Souvent, elles sont constipées avant les règles, et ont des selles plus molles ou de la diarrhée quand arrivent les règles.

  • La poitrine : La poitrine est tendue, elle devient douloureuse. Les tétons aussi. Ne pas porter de soutien-gorge peut devenir difficile.

  • La tête : Comme on l’a vu dans le chapitre précédent, les femmes peuvent se sentir fatiguée, irritables, déprimées. Elles peuvent aussi avoir des maux de tête.

Les femmes souffrent aussi souvent de rétention d’eau, ce qui engendre une prise de poids temporaire. Les tissus se gonflent d’eau et les femmes peuvent prendre 1 à 2 kg. Beaucoup de femmes ressentent aussi des déséquilibres de la glycémie, qui se fait plus instable et encourage les envies de sucre et même les crises d’hyperphagie ou de boulimie (sucre, pain, pâtes...). Ces difficultés à équilibrer la glycémie sont dues à l’hyperoestrogénie qui amplifie l’activité insulinique. Comme l’insuline est une hormone hypoglycémiante, s’il y a trop d’oestrogènes, il y a trop d’insuline, et donc des hypoglycémies.

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Causes possibles :

  • Le stress psychique ou physique

  •  Troubles de la thyroïde

  • Régimes alimentaires ou sous-alimentation entraînant des carences nutritionnelles 

  • Les excitants tels que l’alcool, le café, le tabac

  • Le déséquilibre métabolique c’est-à-dire la quantité et la qualité des apports en gras et en sucre

  • La pilule

  • Les médicaments

  • Le syndrome de l’intestin irritable

  • Troubles hépatiques

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie:

Alimentation

  • Alimentation anti-inflammatoire (éviter notamment le sucre et les produits laitiers)

  • Consommez des aliments riches en calcium (les graines de sésame, les amandes, le brocoli et le chou chinois en contiennent plus particulièrement) qui permettrait de réduire les symptômes prémenstruels grâce à son action anti-inflammatoire.

  • Mangez des aliments riches en fibres alimentaires et à index glycémique bas (légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses) pour éviter l’hypoglycémie.

  • Réduisez la consommation de sodium qui augmente la rétention d’eau. Pour ce faire, remplacez le sel blanc raffiné par du gomasio, ajoutez des épices à vos plats, du vinaigre, du jus de citron ou encore des herbes aromatiques pour assaisonner et éviter de trop saler.

  • Consommez des aliments riches en magnésium qui permettra de réduire l’inflammation, les spasmes, les crampes ainsi que la nervosité.

Si votre SPM vous rend anxieuse, irritable

  • Détoxifiez votre foie

  • Prenez du magnésium et de la vitamine B6 pour équilibrer la sécrétion des neuromédiateurs et des hormones, et favorisez les aliments qui en sont riches.

  • Le gattilier peut aider à stimuler la sécrétion de progestérone et à rétablir le bon équilibre entre les oestrogènes et la progestérone. Il est préférable de prendre cette plante en deuxième partie de cycle, à partir de l’ovulation et jusqu’à l’arrivée des règles. Le gattilier est contre-indiqué en cas de grossesse.

  • La rhodiola, une plante adaptogène dont l’action est d’aider l’organisme à s’adapter au stress, peut être d’une grande aide en cas de stress ou dans les moments où l’on a beaucoup de travail. Vous pouvez faire une cure de rhodiola en la prenant tout le mois pendant 3 mois.

Si votre SPM vous rend déprimée, triste, vous donne envie de pleurer

  • Suivez les même conseils que ci-dessus

  • Boostez la sérotonine en consommant des aliments riches en tryptophane. Sans cet acide aminé, notre corps produit moins bien la sérotonine, hormone de la relaxation et du sommeil. On en trouve dans l’avocat, le fromage, la dinde, le poulet, le canard, les flocons d’avoine, la laitue... N’hésitez pas à mettre ces aliments au menu de vos repas, surtout le soir.

Si votre SPM engendre de la rétention d’eau, de l’œdème

  • Diminuez autant que possible votre consommation de sel

  • Evitez le sucre, les IG élevés, les produits laitiers et le gluten

  • Détoxifiez votre foie

  • Prenez du magnésium et de la vitamine B6 pour équilibrer la sécrétion des neuromédiateurs et des hormones, et favorisez les aliments qui en sont riches.

  • Vous pouvez en plus utiliser des plantes circulatoires et drainantes comme le pissenlit, l’ortie ou la reine des prés. L’alchémille peut aussi aider en cas de jambes lourdes et de rétention d’eau, tout en ayant une action calmante pour les douleurs de règles. Toutes ces plantes seront à prendre plutôt en deuxième partie de cycle, à partir de l’ovulation et jusqu’à l’arrivée des règles.

Si votre SPM engendre des fringales, des envies de sucre

  • Veiller à éviter les hypoglycémies en diminuant au maximum les sucres rapides (sucre ajouté, aliments à IG élevé comme pain blanc, riz blanc, etc.).

  • Reconnaissez si vous faites des hypoglycémies ou non (fatigue soudaine, déprime passagère dans la journée, manque d’énergie, irritabilité, maux de tête, jambes en coton…), et adoptez un petit déjeuner protéiné, gras et peu sucré pour éviter les hyperglycémies dès le matin.

  • Prenez du magnésium pour calmer le système nerveux et du chrome pour limiter les envies de sucre.

  • Ajoutez des oméga 3 et de l’huile d’onagre pour combler les carences en acides gras, et de la spiruline, pour les protéines et les minéraux, oligo-éléments et vitamines. Le corps est rassuré lorsqu’il n’est pas carencé et qu’il a suffisamment de bons acides gras et de protéines, si bien qu’il a moins besoin de sucre.

Si votre SPM vous donner des crampes intestinales:

  • Utilisez les HE antispasmodiques (basilic, estragon, menthe poivrée…) pour vous masser le ventre avec un peu d’huile végétale.

  • Prenez des probiotiques

Si votre SPM vous donne des pensées suicidaires ou que vous vous sentez très déséquilibrée au niveau psycho-émotionnel

C’est peut-être que votre SPM est en fait un désordre dysphorique prémenstruel (DDPM). C’est rare, cela touche peu de femmes (3 à 8%), mais c’est néanmoins possible. Si vous soupçonnez un DDMP, il est important que vous soyez suivies par un psychiatre, mais aussi par un naturopathe qui vous donnera les conseils adaptés pour soutenir à la fois le système nerveux, la sécrétion de neuromédiateurs et d’hormones. On jouera principalement sur la sécrétion de sérotonine, que l’on boostera par l’alimentation et les plantes.


DDPM DÉSORDRE DYSPHORIQUE PRÉMENSTRUEL

Les symptômes du DDPM sont proches de ceux du syndrome prémenstruel, mais en plus extrêmes. Ils incluent souvent une dépression sévère, des crises de panique, de rage, une perte de contrôle, des pensées suicidaires.

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Causes possibles : méconnues mais sensiblement lié aux

  • Déséquilibres hormonaux

  • Troubles psychiatriques

Les aides spécifiques dans ce cas en naturopathie:

Alimentation

l’alimentation conseillée est la même que celle préconisée pour le Syndrome Prémenstruel en accentuant « sur les nutriments essentiels » du système nerveux pour diminuer les états dépressifs et anxieux.

  • Manger des aliments riches en tryptophane (céréales complètes, volailles, œufs, poissons, chocolat, banane, amandes, noix de cajou). Le tryptophane est un précurseur de la sérotonine, neurotransmetteur responsable de l’humeur et du sommeil.

  • Veillez à consommer des oméga 3 (petits poissons gras tels que maquereaux, sardines, harengs ou encore les huiles de lin, chanvre ou de cameline) qui nourrissent le cerveau.

  • Consommez des céréales complètes pour leur apport en vitamines B essentielles au système nerveux.


Plantes et compléments

  • La rhodiole

plante adaptogène particulièrement efficace pour l’équilibre nerveux et la gestion du stress

Nos formes préférées : poudre de plante en gélules

  • H.E relaxantes :

Camomille romaine, Lavande fine, Marjolaine à coquilles, Orange : versez quelques gouttes dans de l’huile et massez-vous le plexus solaire avec ce mélange.

  • Éventuellement des plantes anti-dépressives comme le millepertuis: seulement si vous n’êtes pas déjà sous traitement d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques, et en vous faisant conseiller car il y a de nombreuses contre-indications.

Conseils spécifiques :

  • Essayez de ne pas vous juger en pratiquant l’auto-compassion. Les déséquilibres hormonaux ont un puissant impact sur l’équilibre émotionnel. Reposez-vous, prenez du temps pour vous. Vous faites de votre mieux, voyez-le ! La vie est impermanente, ces « périodes de crises » aussi ! Chouchoutez-vous, en acceptant ces périodes comme passagères, ce qui limitera un stress supplémentaire !

  • N’hésitez pas également à vous faire accompagner par un thérapeute spécialisé pour vous aider à gérer ces états émotionnels intenses. Et pourquoi pas testez l’EFT (Emotionnal Freedom Techniques) qui grâce aux tapotements de certains points d’acupression permet la libération des émotions cristallisées.

  • Si vous avez des pensées suicidaires, faites-vous accompagner par un psychiatre.


Ce chapitre sera encore complété dans les jours qui viennent.