Moonrise Series

Les Quatre Lunes


MODULE INTRODUCTION

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Le Cycle Menstruel

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VERSION AUDIO


Il souffle en ce moment un vent de révolution en ce qui concerne les règles et le cycle menstruel. Si vous suivez cette formation avec nous, c’est que vous le sentez. Et ça se voit aussi au dehors, avec les nombreux reportages, films, livres, podcasts qui parlent des règles, et les nombreuses applications qui fleurissent pour suivre son cycle menstruel.

Dans la société dans laquelle nous vivons, les règles sortent de l’ombre. De plus en plus de femmes rejettent la pilule et les contraceptions hormonales pour laisser la place à leurs cycles menstruels.

QUELQUES POINTS IMPORTANTS

Vous prenez la pilule (ou une autre contraception hormonale) ?

Sachez que sous pilule, les règles n’en sont pas. Ce sont des saignements de privation d’hormones. La pilule abolit le cycle, et la plupart du temps, bloquent l’ovulation.

Lorsqu’elle est arrivée, la pilule a joué un rôle de libération pour la femme. Elle a permis d’ouvrir de nouveaux champs d’exploration de la sexualité. Une vraie révolution sexuelle ! Des années après son arrivée, on remarque aussi d’autres aspects bien moins positifs. En annulant le caractère cyclique des femmes, la pilule empêche de se connecter aux différentes phases du cycle, et les oblige à se faire linéaires: toujours prêtes à travailler, à assurer sur tous les fronts, à faire l’amour… Et oui, qu’est ce qui les en empêche ? Sous pilule, privées de cycle, elles sont “libres” de faire selon leurs désirs ! Et si elles n’ont pas envie de faire l’amour à n’importe quel moment, c’est peut-être parce qu’elles sont “froides”, ou “frigides”...? Un grand nombre de femmes témoigne de la diminution de leur libido sous pilule, et de la remontée après pilule.
Comme toute proposition allopathique (= médecine conventionnelle), la pilule a son intérêt dans les cas d’urgence: développement hors de contrôle d’une endométriose ou d’un syndrome des ovaires polykystiques, formes sévères de syndrome prémenstruel (trouble dysphorique prémenstruel), douleurs trop fortes… Et encore, nous verrons dans le Module 6 qu’il y a beaucoup d’autres moyens que la pilule pour accompagner tout ceci. Nous verrons aussi comment prendre soin de son cycle après l’arrêt de la pilule, pour retrouver des cycles harmonieux.

De notre expérience, un cycle harmonieux est bien plus libérateur que la pilule.


Partage de Marion

“ Si vous êtes pour l’instant sous pilule ou autre contraception hormonale, sachez que vous n’avez pas la pleine possibilité de vous connecter à votre caractère cyclique. Néanmoins, j’observe parmi les femmes que j’accompagne en naturopathie que le caractère cyclique n’est pas complètement annulé par la pilule: les femmes continuent à ressentir des moments avec plus ou moins d’énergie, des moments de besoin de repos, des moments de retour à elles et d’autres d’ouverture au monde, parfois un syndrome prémenstruel… Les femmes restent de toute façon cycliques, car elles sont fortement connectées à la lune et aux saisons. Et est-ce que quelque chose au fond de nous, peut-être une mémoire ancestrale, nous incite à conserver notre caractère cyclique malgré la chimie ? ”


 
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Si vous êtes sous pilule ou hormones pendant cette formation: pas d’inquiétude, vous pourrez quand même vous connecter aux différentes énergies que nous vous inviterons à rencontrer.

Si vous souhaitez arrêter la pilule, sachez qu’il existe d’autres types de contraception sans hormones: le stérilet au cuivre, le préservatif, la symptothermie (méthode d’observation et d’analyse du cycle), ou les moniteurs de fertilité comme Lady Comp ou Daysy, qui permettent de suivre son cycle. Et si vous souhaitez en savoir plus sur la contraception masculine, nous vous invitons à écouter le Podcast Les couilles sur la table “Contraception masculine : au tour des hommes”.

Vous n’avez pas vos règles ?

Certaines périodes de la vie peuvent nous amener à vivre un arrêt momentané des règles (aménorrhée). Il y a de multiples raisons à cela: stress, anorexie, sous-poids, trouble de la thyroïde, arrêt d’un contraceptif, hystérectomie, etc. On peut avoir une problématique de santé qui espace fortement les règles, ou qui rend les cycles difficiles à suivre. Certaines femmes qui n’ont pas leurs règles ovulent, d’autres non.

Dans tous les cas, l’attention douce portée à votre cycle, l’observation de vos états physiques et émotionnels ne pourra qu’aider au retour d’un cycle harmonieux.

Vous êtes enceinte ou vous allaitez ?

Lorsque vous êtes enceinte, vous vivez un tsunami hormonal ! Ces périodes de grand bouleversement hormonal qui vous feront passer par des états émotionnels différents de ceux que vous vivez habituellement. Pourtant, vous pourrez vous identifier aux différents archétypes en fonction de si vous vous sentez comme une déesse fertile, sensuelle et sexuelle, ou si vous êtes fatiguée, irritée, triste, que vous avez besoin d’être seule ou de voir certaines choses changer dans votre vie. Le chemin à travers les archétypes ne se fait plus à l’échelle du mois, mais tout au long de votre grossesse.

L’allaitement peut aussi retarder le retour du cycle menstruel et des règles. Là encore, à vous d’observer quel moment émotionnel vous traversez en vous connectant aux archétypes (que nous aborderons dans les modules 2, 3, 4 et 5).

Vous êtes ménopausée ou en pré-ménopause ?

Vous continuez à traverser les différentes phases du cycle et à incarner les différents archétypes. Cependant, cela n’a plus forcément lieu à l’échelle du mois: les périodes au contact d’un archétype peuvent se faire sur quelques heures comme quelques mois. Votre travail durant cette formation consistera à vous connecter aux différents archétypes (que nous aborderons dans les modules 2, 3, 4 et 5) pour ensuite savoir reconnaître lorsque vous serez dans telle ou telle phase.

Nous vous accompagnerons au fur et à mesure, avec des parties qui vous seront spécifiquement réservées (notamment dans le Module 6, où nous vous donnerons des clés pour mieux vivre le passage à la ménopause, puis la ménopause elle-même). Si certains passages qui suivent ne vous concernent pas/plus, ils peuvent néanmoins vous intéresser:

Avec la ménopause, le rôle de “passeuse” pour les générations suivantes est renforcé. Nous devenons une “grand-mère”, pas forcément au sens d’une femme ayant des petits-enfants, mais au sens de “femme-sage”. Celle qui a appris de la vie et transmet sa sagesse.


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POURQUOI ÉTUDIER SES CYCLES ET RECHERCHER L’HARMONIE DANS LE CORPS?

Le cycle menstruel porte en lui-même une force inestimable. Ne pas en avoir conscience, c’est passer à côté d’une clé essentielle de notre fonctionnement en tant que femmes. C’est aussi ne pas exploiter l’immense richesse qui réside en nous. C’est ne pas se réaliser dans son plein potentiel. C’est adhérer à une société qui pousse les femmes à s’inscrire dans une structure linéaire qui ne leur correspond pas. C’est continuer à se dévaloriser en se pensant inconstante ou peu fiable.


Nous souffrons souvent d’une image négative de la femme: du fait de son corps et de ses cycles, la femme est “faible”, “trop émotive” voire “instable”. Pour survivre, pour trouver leur place, les femmes ont cherché à lisser leurs cycles jusqu’à les faire disparaître. Pour prouver notre valeur, on travaille encore plus dur, on force notre corps à fonctionner toujours au même rythme, on ignore la fatigue, on consomme des excitants. Aujourd’hui encore, nombreuses sont celles qui pensent que les règles sont un handicap, un mauvais moment à passer.


Souvent, le cycle n’est pas confortable. Une chose importante pourtant: avoir mal pendant ses règles, ce n’est pas normal. Avoir un syndrome prémenstruel handicapant, ce n’est pas obligatoire. Notre corps s’exprime. Le maux parlent. Ils disent notre passé, celui de nos ancêtres. Ils parlent des secrets, des non-dits, des abus et des injustices. Notre corps crie une souffrance millénaire, qui s’exprime consciemment ou inconsciemment jusque dans nos ventres. Alors nous souffrons physiquement. Nos cycles se dérèglent, nos règles se font douloureuses.


Dans cette formation, vous trouverez des clés pour vous sentir mieux dans votre cycle, notamment grâce à la naturopathie. Un cycle qui se passe avec moins de douleurs, ou pas de douleur du tout, c’est possible !


LES AVANTAGES DE CONNAITRE, ÉTUDIER ET HONORER SON CYCLE

Cultiver l’amour et la bienveillance envers soi-même: moins se juger, se réprimer

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Développer la confiance dans son corps, le sentiment de pouvoir compter sur lui, qu’il sait comment faire, comment guérir

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Donner de l’espace et de l’importance à son intuition

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Se reconnecter à son ventre de femme: à la puissance créatrice de notre bas ventre, de notre utérus, de notre sexe de femme ou notre yoni (mot sanskrit qui veut dire “source” et est utilisé dans la tradition tantrique pour désigner la vulve et le vagin)

Vivre en harmonie avec son corps de femme, respecter ses besoins essentiels

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Ne pas nous exiger de soi la même disponibilité aux autres, la même performance, les mêmes aptitudes tous les jours

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Accepter d’être cycliques, différentes selon les moments du mois

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Accueillir les fluctuations de ses émotions





 

Le cycle est un chemin initiatique de connaissance de soi.

C’est une médecine qui nous a été offertes pour nous rencontrer tous les mois.


A QUOI LES CYCLES D’UNE FEMME ADULTE DEVRAIENT-ILS RESSEMBLER?

Accrochez vos ceintures: lorsqu’on parle d’hormones, il faut un peu de concentration ! Vous verrez, avec un peu d’attention vous allez comprendre facilement. Et ça vous apportera beaucoup par la suite, pour savoir comment soigner votre cycle.

Les informations que nous vous donnons ici ont été simplifiées pour vous permettre d’avoir une vision claire et simple de votre cycle. Les hormones sont tout un monde, et ce module vous en donnera une vision d’ensemble.

Durée

La durée moyenne du cycle est de 28 jours. Cette durée est moyenne, mais loin d’être standard, puisque seulement 13% des femmes ont des cycles réguliers de 28 jours chaque mois.

La longueur des cycles peut varier:

  • Cycle court: 21 jours

  • Cycle long: jusqu’à 35-40 jours chez une femme adulte, et 45 jours chez une adolescente

Des fluctuations de la durée du cycle peuvent aussi avoir lieu d’un mois sur l’autre. Et les cycles peuvent être plus longs en cas de problématique spécifique du cycle (nous en parlerons dans le Module 6).

Les trois phases du cycle

En ce qui concerne les hormones, il existe trois phases:

  • La phase folliculaire ou phase œstrogénique (car c’est l’hormone qui prédomine)

    Cette phase commence au jour 1 avec le premier jour des règles.

    Durée: 7 à 21 jours (dont 3 à 7 jours de règles) - cette phase est la plus fluctuante en terme de durée.

  • L’ovulation

    En général autour du jour 14, mais peut arriver dès la fin des règles dans les cycles courts, ou plus tard dans les cycles longs.

    Durée: 1 journée seulement.

  • La phase lutéale ou phase progestative (car c’est l’hormone qui prédomine)

    Cette phase commence après l’ovulation et dure jusqu’aux prochaines règles.

    Durée: 10 à 16 jours (en moyenne 14 jours) - cette phase est beaucoup moins fluctuante en terme de durée que la phase folliculaire.


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QUE SE PASSE-T-IL PENDANT CES PHASES?

Phase folliculaire

À la fin des règles, l’hormone FSH (dans le cerveau) stimule 20 à 25 follicules (dans les ovaires) pour les faire grandir. Plus les follicules grandissent, plus ils produisent d’œstrogènes. Les follicules sont des sortes de sacs, qui se trouvent dans les ovaires et qui contiennent chacun un ovocyte. Ils produisent des hormones différentes en fonction des phases du cycle: œstrogènes, progestérone et testostérone. Les œstrogènes construisent la muqueuse utérine pour la rendre épaisse et confortable pour un éventuel embryon.

Ovulation

Quand le niveau d’œstrogènes est suffisant, l’hypophyse (dans le cerveau) envoie un pic d’hormone LH (vers les ovaires). La LH pousse l’ovocyte (= œuf) le plus mûr hors du follicule (= sac), qui se rompt. L’ovocyte devient alors un ovule. C’est l’ovulation. L’ovule est poussé dans une trompe utérine, où il peut être atteint (et fertilisé) par les éventuels spermatozoïdes. Les ovocytes qui ont perdu la course de l’ovulation sont réabsorbés par l’ovaire. Tout ça ne dure qu’une journée seulement !

Phase lutéale

S’il n’y a pas de fécondation, le follicule (désormais vide) se transforme en corps jaune. Cette transformation se fait très vite, en quelques heures seulement ! Le corps jaune se met à sécréter de la progestérone. La température du corps augmente d’environ 0,5 degrés. Le corps jaune est un follicule vide qui devient une glande éphémère (dans l’ovaire) et sécrète de la progestérone. Quelques jours avant les règles, le corps jaune se désagrège (et arrête de sécréter de la progestérone).

Règles

Quand les niveaux d’œstrogènes et de progestérone sont au plus bas, les règles se déclenchent. Tout le temps des règles, les niveaux d’œstrogènes, de progestérone, de LH et de FSH restent bas.

Voici un schéma (source Wikipédia) qui peut vous donner une bonne idée de cette évolution.


LES PRINCIPALES HORMONES

Les hormones sont sécrétées par certains tissus du corps (souvent des “glandes”) et sont acheminées via le sang jusqu’à d’autres tissus, qu’elles viennent stimuler. Les hormones sont en quelque sorte des messagères.

Les œstrogènes sont produits par le follicule ovarien avant l’ovulation. Lorsque leur taux est suffisant, ils déclenchent l’ovulation. Ils jouent un rôle primordial dans la structuration de l’utérus et la production du “mucus fertile”. Ce sont de grands protecteurs de la femme dans la période fertile de sa vie et aident au bon fonctionnement des os, cœur, vaisseaux, tension artérielle, gestion du poids, métabolisme du sucre, cheveux, peau…

La progestérone est produite après l’ovulation par le “corps jaune”. Elle est essentielle à l’humeur, au métabolisme, aux os. Elle réduit l’inflammation, aide au sommeil, calme le système nerveux et améliore la gestion du stress. La progestérone n’est sécrétée que s’il y a eu ovulation.

On peut constater un pic d’œstrogènes au moment de l’ovulation et un pic de progestérone juste avant que le corps jaune ne se désagrège (au jour 24 environ). Le taux le plus bas d’œstrogènes et de progestérone se trouve au jour 28, juste avant que les règles ne se déclenchent.

La FSH ou hormone folliculo-stimulante est une des deux hormones sécrétées par le cerveau. Elle stimule la production d’oestrogènes. Elle augmente à la fin des règles pour relancer le cycle.

La LH ou hormone lutéinisante est aussi produite par le cerveau. Elle déclenche l’ovulation quand les taux d’oestrogènes sont suffisants. L'ovulation a lieu 9 à 24h après le pic de LH.

La testostérone est une hormone que l’on associe à l’homme, et qui circule pourtant régulièrement dans notre corps. C’est un androgène produit par la glande surrénale et par les ovaires. En temps normal, le taux de testostérone chez la femme ne dépasse pas 10% du taux présent dans le corps de l’homme. Le taux de testostérone s’élève deux fois pendant le cycle: pendant l’ovulation et pendant les règles.


LES SECRÉTIONS VAGINALES

Juste après les règles

Il peut y avoir une période sans sécrétions (jours secs). Puis les sécrétions se font blanches et crémeuses.

Période ovulatoire

Cette période dure pendant 5 à 7 jours, durant laquelle le corps sécrète un abondant mucus clair et glissant qui ressemble à du blanc d’œuf: le mucus fertile. Il prend une texture “filante” au moment de l’ovulation; si on en prend entre deux doigts, il peut s’étirer à l’infini en formant un fil. Ce mucus a le même PH alcalin que le sperme et la structure idéale pour que celui-ci puisse se faufiler dedans. Dans ce mucus, les spermatozoïdes peuvent rester en vie jusqu’à 5 jours (d’où l’augmentation de la durée de fertilité à 5 jours environ, par rapport à l’ovulation, qui ne dure qu’une journée).

Après l’ovulation

Autour du 19ème ou 20ème jour, les sécrétions deviennent plus sèches et collantes, de couleur crème/jaune.

Juste avant les règles

Certaines femmes observent la présence d’un mucus qui ressemble au mucus fertile. C’est un bouchon muqueux qui protège l’utérus en cas de fécondation qui se détache juste avant que les règles ne se déclenchent.

Ces sécrétions peuvent varier en fonction de la durée du cycle et du stress.

Tout au long du cycle, on peut constater d’autres modifications au niveau de la poitrine, du poids, des intestins, du désir… Nous détaillerons cela au fil des modules à venir.


Prenons une pause

Nous vous proposons de vous faire pour vous même un petit quizz pour renforcer votre apprentissage, en vous posant les questions suivantes:

Quelle est la durée moyenne du cycle menstruel ?

Et pour un cycle court? Un cycle long?

Comment s’appellent les trois grandes phases du cycle?

A quoi correspond le jour 1 dans le cycle?

En général, à quel jour arrive l’ovulation?

Combien de temps en moyenne les règles arrivent après l’ovulation?

Quelle hormone prédomine en phase folliculaire? Quelle hormone prédomine en phase lutéale?

A quelle période du cycle correspond la phase folliculaire? Et la phase lutéale? (période menstruelle, prémenstruelle, ovulatoire, prémenstruelle)

Quelle hormone stimule la croissance des follicules?

Quelle hormone stimule la production d’oestrogènes?

Quelles sont les deux hormones majeures qui déclenchent l’ovulation ?

C’est quoi, un follicule? C’est quoi, un ovocyte?

Quelle est la différence entre un ovocyte et un ovule?

C’est quoi, le corps jaune? Quelle hormone sécrète-t-il?

Quand les règles sont là, comment est le niveau d’hormones dans le corps?

Quelles sont les fonctions des oestrogènes?

De la progestérone? De la FSH? De la LH? De la testostérone?

Qu’est ce que le mucus fertile? A quel moment du cycle le remarque-t-on?