Moonrise Series

Les Quatre Lunes


INTRODUCTION

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La Femme au Fil de la Vie

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On ne vit pas son cycle de la même manière à 20, 30, 40, 50 ou 70 ans. A chaque âge de la vie ses particularités.

Ces connaissances sont très importantes pour vous permettre d’avoir un point de vue différent sur l’avancée en âge de la femme, et en avoir une vision plus positive que ce que nous donne à penser la société patriarcale.


LA VINGTAINE

Au cours de la vingtaine, les taux d’hormones sont en général plus stabilisés qu’à l’adolescence. Pourtant, les taux d’œstrogènes restent très élevés, ce qui oriente les jeunes femmes vers une recherche d’intimité, d’attachement mutuel, d’un ou une partenaire fort(e) qui leur apporte attention et protection. Elles sont souvent à la recherche d’un lien amoureux intime et passionné. Du fait des taux hormonaux élevés, les jeunes femmes vivent souvent une phase “enchanteresse” forte, avec un syndrome prémenstruel marqué, avec lequel elles doivent apprendre à vivre.

A l’adolescence ou dans la vingtaine, beaucoup de femmes prennent un contraceptif hormonal, soit dans un but contraceptif, soit pour réguler leurs cycles, soulager des règles douloureuses ou pour des problématiques d’acné. De ce fait, elles ne sont pas en contact avec leurs cycles. Dès lors, difficile d’être dans le plein épanouissement du féminin et dans l’observation des cycles. Il est aussi difficile pour les jeunes femmes qui prennent la pilule de savoir à quoi ressemblerait leur libido si elles ne prenaient pas la pilule. Ainsi, prendre la pilule très jeune empêche le plein contact de son essence féminine, si bien que beaucoup de femmes se découvrent sur le tard, après l’arrêt de la pilule.


LA TRENTAINE

Au cours de la trentaine, les femmes sont souvent plus équilibrées en terme hormonal, ce qui leur permet d’être plus facilement en lien avec leur cycle. Souvent, elles arrêtent ou ont déjà arrêté la pilule, pour des raisons de santé, parce qu’elles ont envie “d’arrêter les hormones”, ou pour avoir un enfant. C’est le moment du plein épanouissement féminin, à la fois au niveau hormonal, et aussi parce qu’avec les expériences de la vie, elles savent mieux ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent pas, notamment du point de vue du sexe et des relations amoureuses. Les femmes se connaissent mieux et s’oublient moins dans les relations à la trentaine que durant la vingtaine.

Pourtant, ça peut aussi être un moment de pleine activité professionnelle et familiale, ce qui engendre souvent de la fatigue, du surmenage. Le stress chronique perturbe les hormones, et particulièrement les androgènes (testostérone), et peut engendrer d’importants syndromes prémenstruels. Si l’on réussit à réduire le stress, les taux d’androgènes remontent, et aussi la confiance, l’estime de soi, l’assurance. Quand tout se passe bien, on peut vivre une période de grand épanouissement, de réussite et d’assurance sexuelle, qui perdure au cours de la quarantaine.


LA QUARANTAINE

La quarantaine ressemble à la trentaine, jusqu’à ce que les femmes commencent à ressentir les effets de la prémenopause.

La préménopause débute environ 6 ans avant la ménopause et l’âge moyen de la ménopause en France est de 51 ans. En préménopause, les femmes traversent des changements majeurs au niveau hormonal: les hormones fluctuent quotidiennement, un peu comme à l’adolescence. A cette période, on peut s’étonner de ressentir des syndromes prémenstruels plus marqués. La raison est simple: certains cycles deviennent anovulatoires (sans ovulation). Alors l’organisme génère de grandes poussées hormonales, dans le but de continuer à ovuler. Les taux d’œstrogènes sont alors plus élevés que d’habitude, tandis que les taux de progestérone chutent brutalement (car il n’y a pas de descente d’ovule), ce qui engendre un syndrome prémenstruel plus marqué. Tout cela crée des hauts et des bas émotionnels parfois difficiles à supporter. Avec les taux de progestérone en chute, les règles s’arrêtent, puis reprennent tout à coup, elles sont parfois trop longues, trop fréquentes, trop abondantes… Certaines femmes n’ont pas tant d’inconsistance dans les taux de progestérone, et voient simplement leurs règles s’espacer, avant de s’arrêter définitivement. Plus on s’approche de la ménopause, plus les taux d’œstrogènes baissent à leur tour, ce qui peut engendrer des bouffées de chaleur, des sautes d’humeur, des sueurs nocturnes ou de la sécheresse vaginale. Tout cela peut être amélioré par des plantes et de simples conseils d’hygiène de vie (nous en parlerons au module 6).

En même temps, les niveaux de testostérone augmentent progressivement au cours de la quarantaine, rendant les femmes plus entreprenantes, notamment d’un point de vue sexuel. La baisse de la progestérone et des œstrogènes est compensée par la montée de testostérone, qui donne une nouvelle vitalité, une vigueur sans précédent.


LA CINQUANTAINE ET LA SOIXANTAINE

C’est l’âge de la ménopause, qui arrive généralement entre 48 et 52 ans, et pour certaines femmes, dès la fin de la trentaine. Lorsqu’une année s’est écoulée sans que la femme n’ait eu de règles, c’est qu’elle est ménopausée. L’âge de la ménopause est en quelque sorte héréditaire: vous avez de forte chances d’avoir un âge de ménopause proche de celui des femmes de votre famille.

Les femmes ménopausées peuvent avoir envie de changer de vie, de se réaliser professionnellement, de trouver leur vérité. Ce moment de la vie des femmes est très en lien avec l’élément feu: les bouffées viennent transformer le passé, et aider à créer une nouvelle vie. Deux hormones, la LH et la FSH, sont sécrétées mille fois plus que chez la femme encore réglée, chez qui elles servent à déclencher l’ovulation. Alors, pourquoi le corps se fatigue-t-il à sécréter tant de ces hormones, si ce n’est pas pour l’ovulation? Des chercheuses américaines (Dr Northup et Dr Shultz) ont prouvé que chez la femme ménopausée, la LH et la FSH stimulent l’hémisphère droit du cerveau, associée à la créativité, l’intuition et les expériences visionnaires. Ces hormones nous servent à devenir sage ! N’est-ce-pas magique?

Lorsqu’on entend parler de la ménopause, c’est uniquement en termes négatifs, comme si c’était une maladie. L’exagération des symptômes est un préjugé culturel à l’encontre du vieillissement des femmes. On a fait de la ménopause une maladie, une honte. En fait, le temps de la ménopause peut être vécu comme un moment merveilleux de la vie d’une femme. Ce temps correspond en moyenne à un tiers de nos vies: autant bien négocier cet important virage. Pour cela, la clé essentielle est dans l’acceptation, la connaissance des moyens naturel pour rendre ce passage serein, et la guérison des blessures liées à notre image et à l’image de la femme vieillissante. Les femmes ménopausées trouvent aussi énormément de mieux-être grâce à des clés simples d’alimentation et des plantes (cf. module 6 à venir).

Une fois ménopausées, les femmes continuent à vivre des cycles, qui leur font traverser les énergies des différentes archétypes. Cependant ces cycles ne se font plus sur 28 jours: on peut traverser une longue période en lien avec un archétype spécifique, avant de passer au suivant.


70 ANS ET AU DELÀ

A 70 ans et plus, les femmes bénéficient d’une stabilité hormonale post-ménopause, qui leur permet de traverser une phase de tranquillité émotionnelle. Leur taux de testostérone augmente, ce qui leur permet de conserver une énergie créatrice puissante, un sentiment de confiance, tout en profitant d’une sexualité plus libérée. Souvent, elles témoignent moins penser au sexe (moins de pulsions), mais en profiter plus pleinement (plus grande satisfaction). Cela bien sûr si la santé est là ! D’où l’importance d’entretenir une bonne hygiène de vie tout au long de sa vie, et de continuer à faire de l’exercice physique.


UN ARCHÉTYPE PLUS FORT EN FONCTION DES AGES DE LA VIE

Il est commun qu’à 20 ans, les femmes vivent plus intensément le lien avec l’archétype de la “jeune fille”, à 30 ans avec celui de la “mère”, à 50 ans avec celui de “l’enchanteresse”et à 70 ans avec celui de la “femme sage”.

Tout au long de leur vie, les femmes traversent toujours tous les archétypes, mais incarnent un peu plus l’énergie de certains archétypes à certains moments clés de leur vie. Une jeune femme incarnera plus quotidiennement l’énergie de la “jeune fille”, et une femme âgée celle de la “femme sage”.

Il y a aussi ce moment spécifique dans la vie des femmes qu’est la maternité, où elles incarneront plus particulièrement l’archétype de la mère, pendant la grossesse puis plusieurs mois après l’accouchement.