Moonrise Series

Les Quatre Lunes


FEMME SAGE

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Dans le Coeur et la Tête de la Femme Sage

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VERSION AUDIO


Dans le cycle menstruel, la phase de la Femme Sage est aussi celle des menstruations. Cette phase est, avec celle de l’Enchanteresse, la plus mal aimée par notre société… à commencer par nous-mêmes!

Quand on souffre, ou simplement si l’on ignore la richesse du cycle menstruel, on aimerait que les règles n’aient pas lieu, qu’elles soient les plus courtes et les plus discrètes possible. Qu’elles ne changent rien à nos vies, en somme.

Pourtant, le temps des menstruations recèle une grande richesse qu’il serait dommage d’ignorer.



CE QUE LA FEMME SAGE NOUS APPORTE D’UN POINT DE VUE PSYCHO-EMOTIONNEL

La Femme Sage destructure, nettoie et transforme:

  • Déstructuration profonde des schémas et des pensées limitantes

  • Connexion au cycle de vie et de mort

  • Profond nettoyage des scories émotionnelles du mois passé

  • Profond nettoyage de nos propres mémoires, de celles de nos lignées et de la mémoire collective

  • Préparation à la renaissance, à l’accueil du nouveau grâce à de nouvelles actions, de nouvelles pensées, de nouveaux objectifs…

La Femme Sage sait et écoute:

  • Capacité à s’arrêter, à méditer, à ne rien faire

  • Intuition plus développée

  • Mental plus clair, perspicacité

  • Sens plus aiguisés: clairvoyance (vue), clairaudience (audition/écoute), clairsentience (sensation/toucher), clairalience (odeur), claircognizance (sachant), clairgustance (dégustation).

  • Connexion au monde des rêves, capacité à écouter les messages qui viennent la nuit


PENDANT SES LUNES

Pendant les lunes, il est normal de:

  • Se sentir fatiguée, avoir besoin de repos et de sommeil

  • Ne pas pouvoir travailler longtemps

  • Avoir du mal à se concentrer

  • Ne pas se sentir dynamique

  • Avoir l’impression que certaines actions sont insurmontables et de se sentir découragée

  • Avoir besoin de temps pour accomplir des tâches et de ne pas pouvoir se presser

  • Se sentir sensible, à fleur de peau ou même avoir envie de pleurer

  • Se sentir triste ou déprimée: c’est la fin d’un cycle

  • Avoir besoin d’être dans un environnement calme et peut-être même de s’isoler et d’être seule

  • Être en intériorité plutôt que tournée vers l’extérieur

  • Le moment des règles peut engendrer de la tristesse chez les femmes qui ont un désir d’enfant, qu’il soit conscient ou inconscient. L’arrivée du sang peut aussi être celui du deuil d’une grossesse, que l’on soit dans une démarche pour tomber enceinte ou pas, que ce soit le moment ou pas. Si vous sentez que cela vous parle, vous pouvez simplement accueillir cette tristesse et ce désir lorsqu’ils sont là, et leur dire qu’ils ont été entendus.

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“Pendant la phase contemplative, la méditation n’est pas une activité à pratiquer, mais notre état naturel !”

Miranda Gray


S’AUTORISER A FAIRE UNE PAUSE PENDANT SES LUNES

Bhakti répète souvent qu’il est normal de ne rien avoir envie de faire le temps de ses lunes, de se sentir bonne à rien, maladroite… Elle dit que nous devons nous arrêter, pour deux raisons essentielles: car nous portons en nous une force de déstructuration puissante, et parce qu’on a d’autres choses bien plus importantes à faire que de s’adonner aux tâches du quotidien: on doit se reposer pour écouter, et ainsi, guider le monde. Elle dit aussi que l’énergie de déstructuration est si forte au moment des règles que les femmes devraient dormir séparées de leur partenaire (homme ou femme).

Certaines d’entre nous éprouvent de grandes difficultés à ne rien faire pendant leurs lunes. Parce que la société ne prévoit rien pour cela, parce que s’absenter du travail tous les mois c’est compliqué, parce que quand on a des enfants il faut bien s’en occuper, etc.

Une femme qui ne se repose pas, qui ne prend pas du temps pour elle, c’est une femme qui aura plus de chances d’être épuisée, énervée, en colère… Plus de chances de se positionner comme une victime. Il est de notre responsabilité de prendre soin de nous, pour le plus grand bien de tous.

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Pendant nos lunes, nous n’avons rien de mieux à faire que de ne rien faire.


“Symboliquement, ce sont comme les murs de notre grotte qui s’en vont avec ce sang. Sur les parois, comme dans les grottes préhistoriques, y est inscrit chaque mois ce que nous vivons. Ces peintures parlent de notre histoire, et de celle des femmes à qui nous sommes reliées. Dans certaines traditions, il est dit que les utérus sont des éponges à mémoires, recueillant les nôtres et celles de nos lignées. Ainsi, certains cycles, nous pouvons avoir l’impression de nous défaire, en perdant ce sang des lunes, de choses qui nous dépassent et qui appartiennent à l'inconscient collectif. Plus vous vivrez en silence ce temps des lunes, plus vous saurez de manière subtile ce qui se libère avec le sang, ce dont vous vous détachez.”

Camille Sfez, La Puissance du féminin.


En pratique

Il y a tant de raisons pour ne pas s’arrêter. Certaines sont bien réelles, et d’autres sont dans nos têtes: se sont nos peurs, nos pensées limitantes qui parlent.

Avant de dire qu’il nous est impossible de nous arrêter, posons-nous quelques questions:

Qu’est ce qui m’empêche de m’arrêter ?

Y a-t-il une raison cachée derrière cela ?

Quelle est la cause de la cause ?

Qu’est-ce qui fait que dans ma tête, je considère comme impossible de m’autoriser quelques heures loin du monde ?


Le fonctionnement de la société dans laquelle nous vivons est basé sur la valorisation du masculin au détriment du féminin. L’inaction, le repos, l’intuition… de toutes les valeurs que porte la Femme Sage, aucune n’est véritablement reconnue par la société patriarcale. Bien sûr, cela ne nous aide pas à incarner pleinement la Femme Sage et à nous arrêter pendant nos lunes. Pourtant, nous pouvons nous demander si cela est l’unique source de la réticence que nous vivons souvent à l’idée de nous arrêter.

Nous avons la responsabilité de nos actions, de nos vies, de ce que nous attirons à nous. A nous de choisir ce que nous souhaitons incarner.

Nous avons toutes nos limitations, qu’il ne tient qu’à nous de transmuter. La Femme Sage porte cette énergie de transformation profonde, elle nous aide à incarner nos besoins essentiels et à les porter dans le monde. Contrairement à la Jeune Fille ou à l’Enchanteresse, son énergie n’est pas celle du combat. C’est par l’incarnation de sa vision qu’elle fait changer le monde autour d’elle.

Partage de Marion

“Depuis que je chemine dans des groupes de femmes, j’ai vu tous les cas de figure, de la working girl à son compte qui ne s’autorise pas à s’arrêter alors que rien ne l’empêche, à la mère de famille salariée qui largue tout trois jours par mois, et dit à employeur, son mari et ses enfants de se débrouiller sans elle. Je me rappelle de cette soeur de cercle qui a expliqué à son employeur qu’elle n’était bonne à rien ces jours-là, et qu’il valait mieux qu’elle ne vienne pas. Cette même femme a dit à son mari de faire comme si elle n’était pas à la maison pendant ces trois jours. Il s’occupe des enfants et de faire à manger, tandis qu’elle vit sa vie, dort seule, ne vient s’asseoir à table que si elle en a envie. Elle fait comme une petite retraite loin du monde, chez elle. Parce qu’elle s’est exprimée de sa voix de Femme Sage, dans toute sa grandeur et sa sagesse, elle a été entendue. Parce qu’elle n’a pas eu peur de dire ses besoins les plus profonds, au delà des notions de politesse et de conventions, elle a été entendue. Ca n’a pas été sans remous, dans son couple, dans sa vie professionnelle. Mais elle a tenu la barre et finalement, elle a été entendue.”

Partage de Laura

“Je n’avais pas pour habitude de parler de mon cycle et de mes lunes à mon entourage. Dans ma famille, chacune gardait cette information pour elle. Lorsque j’ai connu le féminin sacré, je me suis rendu compte à quel point cette période était cruciale. Quand j’ai mes lunes, j’en informe maintenant mon compagnon et mes amies avec qui je collabore sur des projets. Comme un “nom de code”, la personne en face comprend tout de suite les conséquences. Elle comprend qu’il me faudra plus de temps pour faire les choses et que je vais me reposer davantage. Je me sens très accompagnée par mon compagnon dans ce processus. A mon tour, si une amie a ses lunes à un moment où je ne les ai pas, je vais lui proposer de travailler plus pour la décharger d’une partie de ce qu’elle a à faire. Depuis que je m’autorise cela je me sens beaucoup plus reposée.”

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Il est primordial de s’arrêter.

Si je ne me donne pas ce dont j’ai besoin, j’attends des autres qu’ils me le donnent, et je les mets en dette.

Si je ne remplis pas ma source, je m’assèche.


 
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QUELQUES CLÉS CONCRÈTES POUR S’AIDER A FAIRE UNE PAUSE PENDANT SES LUNES

Ralentissez

Annulez ce que vous pouvez annuler. Déplacez ce qui est possible de déplacer. Faites-en le moins possible. Si vous devez vous rendre quelque part, prenez de l’avance pour vous permettre de marcher lentement. Faites des pauses pendant la journée.

Cultivez un temps pour vous

Il est important pendant ces quelques jours de cultiver des moments pour vous. Préférez rester chez vous pour vous ressourcer loin du monde extérieur et profitez pleinement de ce temps d’intimité mensuel avec vous. Coupez les écrans qui vous relient au monde, faites de chez vous une bulle confortable, loin du tumulte.

Dormez plus

Couchez-vous le plus tôt possible pour faire de longues nuits de sommeil. Si vous avez la possibilité, n’hésitez pas à dormir seule pour un sommeil profondément réparateur.

Organisez-vous en amont

Rappelez-vous que pendant le temps de vos lunes, vous n’avez rien de mieux à faire que de ne rien faire ! Faites vos courses avant, ayez chez vous des choses à manger qui vous conviennent, qui vont satisfaire vos besoins de nourriture réconfortante sans vous faire de mal. Si vous êtes seule, vous pouvez vous préparer quelque chose à l’avance, avoir chez vous de quoi manger très simplement… Et si quelqu’un peut cuisiner pour vous, octroyez-vous le droit de demander à ce qu’on vous fasse à manger!

Communiquez

Expliquez à vos proches ce que vous vivez pendant vos règles. Parlez des quatre phases du cycle à votre compagnon ou votre compagne, à vos enfants, à vos amis et à vos collègues. Les hommes particulièrement n’ont pas toujours conscience de ce qui nous traverse, car ils ne le vivent pas. Nous avons un effort de transmission à faire, et cela passe par la parole… Sauf que la meilleure phase pour le faire n’est pas celle de la Femme Sage ! Attendez d’être dans une autre phase pour expliquer et communiquer vos besoins de Femme Sage, et en attendant, restez bien confortablement dans votre bulle.

Prévenez votre entourage quand vous entrez dans la phase de vos lunes

C’est valable dans votre couple, dans votre famille, au travail… Le dire, c’est participer à retirer le tabou, et c’est faire respecter vos besoins et par là même permettre aux autres femmes de faire de même.

Demandez de l’aide pour les activités du quotidien, au travail ou à la maison

Accepter de recevoir, de demander de l’aide, ce sont deux grands points sur lesquels nous avons encore beaucoup à apprendre en tant que femmes ! Il est très important de ne pas vous forcer à “faire” et de demander quand nous avons besoin d’aide, plutôt que de porter plus qu’il n’en faut, en particulier dans cette phase du cycle où nous n’avons pas l’énergie pour le faire. Certes, on préférerait ne pas avoir à demander. Mais comme ce n’est pas toujours simple pour les autres de comprendre à quel point nous avons besoin de ne rien faire (du tout) à ce moment là, plus vous aurez expliqué en amont vos besoins de Femme Sage à votre entourage, plus ce sera simple. Acceptez de recevoir de l’aide de votre entourage (collègues, conjoint-te, enfants, famille…): que ce soit pour faire à votre place une tâche qui en cette période de votre cycle vous paraît trop difficile ou fatigante, ou simplement pour vous offrir une présence réconfortante, une oreille attentive.

Écoutez ce que vous disent vos peurs et vos limitations

Et si vous remarquez que vous n’y arrivez pas seule, faites-vous aider dans ce travail de guérison et de libération par un thérapeute compétent.

Partage de Marion

“Comme mon cycle n’est pas régulier au jour près, le premier jour de mes lunes tombe parfois sur une journée de consultation. Alors je regarde si je peux déplacer des consultations, pour commencer plus tard et finir plus tôt, ou m’accorder une pause déjeuner plus longue pendant laquelle je fais une sieste. Au début j’avais peur de faire ça. Depuis que je me l’accorde pleinement ça se passe sans aucune résistance: mes patients comprennent, s’adaptent… tout va bien. Parfois je n’ai même pas besoin de déplacer moi-même mes rendez-vous: une ou plusieurs consultations s’annulent d’elles mêmes dans la journée, me laissant plus de temps. Plus je suis alignée avec mes choix et mes besoins, plus l’univers concorde à me laisser me reposer ! Je m’arrange toujours pour rester dans mon lit une demie journée pendant le temps de mes lunes: je déconnecte, je coupe mon téléphone, je bouquine quelque chose de pas trop compliqué et qui me fait du bien, et en général je m’endors sur mon livre ! Si je ne fais pas ça, je commence un nouveau cycle en étant épuisée.”


 
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LE TEMPS DES LUNES EST AUSSI PROPICE AU RÊVE ET AUX CERCLES DE FEMMES

Les rêves

Pendant le temps des lunes, nous recevons beaucoup plus de messages. Dormez avec un carnet à côté de votre lit et notez les messages pendant la nuit pour vous en souvenir le matin. On croit toujours qu’on va s’en souvenir, mais au matin les rêves sont souvent partis. Quelques mots écrits dans le noir suffisent à rappeler la mémoire du rêve.

Les cercles de femmes

Certaines femmes rêveraient de partager ce moment des lunes avec d’autres, comme originellement dans les loges de la lune ou les tentes rouges, où les femmes allaient passer le temps des lunes ensemble. De nos jours, il n’est pas toujours évident de participer à un de ces cercles au moment même de ses lunes, chaque femme ayant sa propre cyclicité.

Participer à l’un de ces cercles pendant ses lunes peut être une formidable expérience. Un cercle de parole peut aussi être un peu fatiguant pour le moment. Un cercle basé sur la parole mais surtout sur le soin du corps, le ressourcement, le repos, la méditation… vous conviendra peut-être mieux. Veillez à équilibrer le besoin de repos et le besoin de connecter à d’autres femmes: nous n’avons pas une très grande capacité d’accueil pendant nos lunes, et peu d’énergie. La priorité reste avant tout de ne rien faire et de se reposer.


POUR CELLES QUI N’ONT PAS LEURS RÈGLES

Si je n’ai pas mes lunes, est-ce que je vis tout cela ?

Oui, les femmes qui traversent une période pendant laquelle elles n’ont pas leurs règles continuent à vivre ces états psycho-émotionnels de la Femme Sage. Peut-être pas de manière si claire que pour les femmes qui saignent chaque mois. Peut-être la ressentez-vous plus au cœur de l’hiver ? Ou à certaines périodes spécifiques de l’année, de la journée, de la semaine? Mettez-vous à l’écoute de ce que vous venez de lire, pour voir si, dans les prochains mois, vous ressentez en vous la Femme Sage s’exprimer.


LA FEMME SAGE A L’ÉCHELLE DE LA VIE: 70 ANS ET PLUS

Si avoir ses règles peut être vécu difficilement, le moment où elles disparaissent peut l’être tout autant. Comme toutes les phases de transitions, la ménopause peut être inconfortable émotionnellement... Surtout qu’ici, cela induit un véritable chamboulement hormonal ! Tant que les hormones sont instables, c’est difficile d’être paisible et d’incarner pleinement la Femme Sage.

L’entrée dans la phase de la Femme Sage se fait quelques années après la fin des règles, souvent autour de 70 ans, lorsque les hormones se sont stabilisées. Alors vous pouvez ressentir qu’un nouveau tournant vous est proposé. Vous aurez peut-être envie de mener votre vie différemment, de transmettre ce que vous avez appris de la vie, de vous rendre utile aux générations suivantes. Vous pouvez aussi ressentir que le lien avec votre sagesse intérieure, votre intuition, se fait plus facilement. Vous pouvez aussi avoir envie de renouer avec le sacré.

Les périodes de mutation sont de merveilleux laboratoires. Plus vous serez à l’écoute et dans l’accueil de vos ressentis et de vos émotions, plus la transition se fera harmonieusement.