Moonrise Series

Les Quatre Lunes


ENCHANTERESSE

-

 

Archétype de l’Enchanteresse

DSCF7962_bd.jpg
 
 
 

VERSION AUDIO


A L’ECHELLE DU MOIS

Le temps de l’Enchanteresse est celui de la phase prémenstruelle.  

Jours 21 à 28 environ

La période pré-menstruelle est celle du grand tri, de la déstructuration et de la création.

Phase plutôt yang: active et tournée vers l’intérieur

-

Certaines femmes se sentent entrer dans la phase de l’Enchanteresse rapidement après l’ovulation.

A L’ÉCHELLE DE LA VIE

Le temps de l’Enchanteresse est celui qui arrive pendant la ménopause .

Deuxième partie de la vie d’adulte

Cette période de vie est celle du grand changement, de l'élan créatif et la reconnexion à son intuition profonde.

Phase plutôt yang: active et tournée vers l’intérieur

-

Les femmes, lorsqu’elles ont passé la phase de leur vie où elles sont en âge d’être mères, commencent souvent à vivre leur vie différemment. Elles passent d’une période tournée vers l’extérieur à une période tournée vers l’intérieur, d’une phase passive à une phase active.

Cette période de la vie des femmes est souvent créative et transformatrice.

 
 

La période de l’Enchanteresse correspond à l’automne dans le cycle et dans la vie. C’est la phase du cycle pendant laquelle les femmes disent non, se rebellent, sortent leurs griffes et leurs crocs pour affirmer ce qu’elles ne veulent plus. C’est aussi le moment de leur vie -entre 40-50 ans et 70 ans- où les femmes transforment, se libèrent du superflu et affirment qui elles sont. La vie leur a offert des opportunités d’expérimentation, plus de chances de prendre conscience de leur pouvoir et de leurs dons. Cela les rend plus fortes, plus assises dans leur puissance et leur autorité, plus ancrées dans leurs bassins et leur verticalité.

L’Enchanteresse est soutenue par l’énergie yang de l’action, qu’elle tourne vers son intériorité pour créer une formidable opportunité de transformation. Elle est créatrice de sa vie. Elle nous donne la force de changer.

Elle attend le crépuscule pour se tenir au bord du vide, près du grand noir. Elle s’apprête à plonger. Le vent se lève, tout se met à tourner autour d’elle. Parfois, pendant un temps, elle ne sait plus bien qui elle est, où elle va. Ça bouge trop tout autour. L’Enchanteresse est celle qui se tient au cœur du cyclone, qui s’assoit dans son bassin et accepte de ne pas savoir, de ne rien faire et de laisser faire. Elle ne sait pas où le vent l’amène, elle ne sait pas ce qu’il y a après la longue nuit, mais elle y va quand même. Elle se sait guidée, accompagnée. Quelque chose en elle SAIT que le processus est juste et parfait, qu’elle ne pourra y échapper, et que cet automne de son cycle et de sa vie fera d’elle une Femme Sage, une femme debout et en marche. Mais avant, elle se libère de ses vieux oripeaux, de toutes ces couches qui l’empêchent de respirer pleinement. L’Enchanteresse refuse qu’on la contrôle, qu’on l'oppresse, qu’on la maltraite ou qu’on la juge. Elle ne veut qu’une chose: être libre de devenir elle-même.



“À l’heure de l’été indien,

elle est celle qui se trouve sous le figuier,

ramassant avec ferveur,

les récoltes de l’année.

Elle est le fruit de la Terre,

la graine magnifiée.

Le teint hâlé,

elle n’a plus qu’une idée,

profiter de la Terre encore chaude

avant les premières gelés.

Elle danse, chante, tape de ses pieds

au rythme ardent du tambour envouté.

Son corps s’essouffle,

dans un nuage de poussière,

ocres scintillants et parfums éphémères.

Au creux des mondes, libérée de ses peurs,

elle ose enfin affronter sa voie intérieure.

Elle voit avec son cœur,

ce qui auparavant lui avait échappé

et éclaire d’une dernière lueur,

la richesse par laquelle elle est entourée.

Elle parle à la Terre tout en écoutant le Ciel,

et peint de ses doigts des paysages imaginaires sans pareil!”